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Jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait pas vraiment de cadre légal pour l'importation des vins...
Opportunité export : le marché birman s'ouvre (légalement) aux importations de vins

Par Alexandre Abellan Le 08 avril 2015
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Opportunité export : le marché birman s'ouvre (légalement) aux importations de vins
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epuis la fin mars 2015, les producteurs français de vins et spiritueux peuvent faire distribuer leurs produits en Birmanie via un représentant local, les autorités du Myanmar délivrant désormais des licences d'importation. « Jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait pas vraiment de cadre légal pour l'importation des vins en Birmanie » explique Sarah Lubeigt, la responsable du bureau de Rangoon de Business France (ex Ubifrance). Les seules licences d'importation étaient en effet réservées aux hôtels, restaurants et boutiques détaxées, tandis que pour les autres réseaux de distribution, l'importation de boissons alcoolisées se faisait à la marge, pour ne pas dire hors cadre. Cette fraude généralisée qui a été réprimée fin 2013 par l'état birman, ne vient que maintenant d'être résolue par la loi.

Consommateur traditionnel de bières et d'alcools forts, le Myanmar est un marché au « potentiel énorme pour les vins français » estime Sarah Lubeigt. La France serait le premier fournisseur de vins en Birmanie, suivie par l'Italie. En 2014, les importations birmanes de vins français se sont élevées à 1 400 hectolitres pour 948 000 euros, respectivement +79 et +67 % par rapport à 2013. Les vins de Bordeaux comptent à eux seuls pour la moitié des volumes et de la valeur expédiée (750 hl pour 452 000 €, +63 et +34 %). A court terme, «  le développement [de la consommation] restera limité aux zones urbaines et touristiques, porté par les expatriés et les jeunes sensibilisés à la culture du vin lors de leurs études (en Europe ou à Hong Kong, Singapour...) », nuance Sarah Lubeigt.

Il est à noter que la nouvelle loi birmane n'autorise les importations uniquement par les voies aériennes et maritimes, afin de renforcer le contrôle douanier birman (les frontières terrestres avec la Chine, le Laos ou la Thaïlande étant particulièrement poreuses). Avec le nouvel an birman, les taxes doivent prochainement être révisées. Elles s'élèvent actuellement à 30 % de taxes douanières et 50 % de taxes commerciales (il n'y a pas de TVA au Myanmar).

 

 

[Photo : Red Mountain Estate]

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