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En direct de Vinitech

« la nutrition des sols n'est pas encore perçue comme un élément de qualité du vin final »

Mardi 02 décembre 2014 par Alexandre Abellan

En direct de Vinitech : « la nutrition des sols n'est pas encore perçue comme un élément de qualité du vin final »

« Certains diront que ce n'est que de l'image » soupire Luc Frayssinet. Mais pour le PDG de Frayssinet (premier fournisseur de fertilisants organiques), la signature sur le salon Vinitech d'une nouvelle charte Authentis « permet à un groupe (par exemple Vinovalie) de mettre sur les rails une véritable philosophie commune : produire propre ». Vice–président de Vinovalie, David Girard acquiesce, selon lui ce partenariat entre l'union de caves coopératives (4 000 hectares dans le Sud-Ouest), le fournisseur Frayssinet et le distributeur CAPEL va aboutir « sur une nouvelle façon de cultiver la vigne, à l'écoute du consommateur : produire bien et bon ». Dans les faits, cet accord triennal engage les trois parties en présence dans le cadre d'un protocole technique mettant en place un conseil, un suivi agronomique et environnemental d'expérimentations... Un encadrement nécessaire, la fertilisation des sols étant le parent pauvre de la viticulture pour Alain Merly, chargé de mission agro-responsable chez Frayssinet, qui estime que « la nutrition n'est pas encore perçue comme un élément de qualité du vin final. Souvent elle est faite à l'emporte-pièce et repose sur des arguments peu rationnels... » Citant Victor Hugo ("on ne peut pas résister à une idée dont le temps est venu"), il ajoute que le moment est venu de s'inquiéter de la nutrition et du respect de la vie des sols.

Une trentaine de chartes Authentis ont déjà été signées par des caves coopératives (Buzet, Univitis, Sieur d'Arques...), mais également des golfs (Evian) et stades (ville de Bordeaux). Touchant non seulement au volet de la fertilisation, ce partenariat inclut également la stimulation des défenses racinaires et foliaires. A noter également que la signature de cet accord triennal était placée sous le parrainage de l'ancien coureur cycliste Christophe Bassons, devenu lanceur d'alertes après avoir dénoncé le dopage gangrènant la petite reine à la fin des années 1990. « Dans tous les milieux il faut avoir le courage de briser l'omerta... » souffle Luc Frayssinet.

 

 

[Photo, de gauche à droite : Christophe Bassons, Christian Delrieu (président du groupe CAPEL), David Girard, Luc Frayssinet et Alain Merly sur le stand Vinséo ce 2 décembre au salon Vinitech (Bordeaux)]

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