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Dacian Ciolos : « la libéralisation des droits de plantation n'est pas une option »

Par Alexandre ABellan Le 03 octobre 2012
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Dacian Ciolos : « la libéralisation des droits de plantation n'est pas une option »
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e 2 octobre dernier se tenait à Budapest (Hongrie) le congrès des syndicats européens COPA et COGECA*. Invité notable, le commissaire européen à l’agriculture Dacian Cioloş a tenu un discours fleuve où il faisait part de ses inquiétudes concernant la Politique Agricole Commune (PAC). Il a défendu la proposition de la Commission Européenne en la matière, « ambitieuse et réaliste » en ces temps de restriction budgétaire. Dacian Cioloş craint par dessus tout « une réduction de budget de la PAC, car certains Etats Membres cherchent à réduire leurs paiements directs, ce qui entraînerait des sacrifices. »

Juste avant de conclure son discours, Dacian Cioloş a évoqué le dossier viticole des droits de plantations, afin d'illustrer ses déclarations sur une approche de la PAC à la fois sectorielle et territoriale. Il a tenu à « répéter aujourd'hui ce qui avait été dit début septembre : qu’un vin ait ou non une Indication géographique, il a besoin de régulation. La libéralisation n'est pas une option. » Le cadre réglementaire (« un filet de sécurité européen ») évoqué par Dacian Cioloş va à l’encontre des propositions de la Commission Européenne, qui prônait une régulation pour les vins IGP et AOP, mais une libéralisation pour les vins sans indications géographiques (pour en savoir plus, cliquer ici).

Le commissaire européen va ainsi dans le sens de la production européenne (pour lire notre entretien avec Jean-Paul Bachy, cliquer ici) qui refusait une distinction selon la catégorie. Mais cette évolution n’est pas suffisante pour Ricci Curbastro, président de la Fédération Européenne des Vins d’Origine (EFOW). Selon lui, « la mise en œuvre d’un filet de sécurité en cas de plantations excessives serait inefficace, parce qu’intervenant trop tard. Nous avons besoin d’une régulation en amont car la vigne est une plante pérenne qui produit du vin sur plusieurs dizaines d’années. »

La dernière réunion du Groupe de Haut Niveau instauré par Dacian Cioloş se tiendra le 23 novembre à Bruxelles. Pour le commissaire européen, l’objectif est « d'arriver à un consensus qui soit favorable à l'avenir du secteur, notamment pour les vins sans indication géographique ». EFOW ajoute que « d’ici là nous resterons mobilisés et serons aux côtés des élus territoriaux le 7 novembre prochain à Bruxelles ».

 

* : Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de l'Union Européenne et Comité Général de la Coopération Agricole de l'Union Européenne.

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Tous les commentaires (1)
Robert G. Le 07 octobre 2012 à 21:42:00
Faudrait savoir à la fin... Il en paraîtrait presque sympathique ce petit commissaire des peuples européens viticoles, à se demander s'il s'aperçoit de l'absurdité bureaucratique de la réforme ou s'il a peur des consquences d'une grogne vigneronne européenne en temps de crise (et mine de rien le vin lutte contre).
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