LE FIL

Rappel sur les règles d'étiquetage des allergènes dans le vin

Mercredi 22 août 2012 par Vitisphere

Rappel sur les règles d'étiquetage des allergènes dans le vin

Rappel alors que les vendanges 2012 ont commencé :  l'étiquetage des allergènes est obligatoire à compter du 29 juin 2012 (pour tenir compte des dates de vendanges les plus précoces de l'Union Européenne dans son ensemble. Pour relire notre brève, cliquez ici)

L’indication de résidus de lait et d'oeufs est obligatoire si des résidus sont retrouvés dans le produit final, dans une limite  de  détection  de 0.25mg/litre. Ainsi, l’étiquetage de ces mentions n’est pas requis si  le  lait  ou  l’œuf  n’ont  pas  été  utilisés  comme  agents  de  clarification  (preuve  par  la traçabilité dans le processus de fabrication) ou si des analyses ont été réalisées sur le produit final (selon les méthodes recommandées par l’OIV) et qu’aucun résidu n’est retrouvé. L’étiquetage de ces mentions est requis dans les autres cas.

L'indication des sulfites et anhydride sulfureux est également requise si ces derniers sont en concentration supérieure à 10mg/litre. La présence de sulfites doit être indiquée au moyen du terme « contient » L’emploi de l’une des 3 mentions suivantes est possible : « sulfites », « anhydride sulfureux », « dioxyde de soufre ».

Les mentions doivent figurer sur la bouteille en français et en anglais (chaque producteur peut également choisir de faire figurer les mentions dans d'autres langues européennes, pour consulter la liste des traductions, cliquez ici)

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
VOS RÉACTIONS
Enguehard NOVAKITS Le 11 octobre 2012 à 10:02:20
Vous attirez l’attention sur les précautions à prendre lors de la mise en œuvre de l’analyse, c’est le sens de la directive 427/2010 qui précise les critères techniques de performance des méthodes ELISA . Y sont notamment définies les protéines cibles à prendre en compte pour l’expression des résultats et donc de l’étiquetage : la Caséine pour le lait, l’Ovalbumine et le Lysozyme pour l’Œuf. Un dosage spécifique de ces allergènes cibles avec un test calibré avec ces protéines donnera donc un résultat direct parfaitement en accord avec cette directive. Vous parlez bien de mesure au seuil de détection de 0.25 µg/L : pour cela, un test suffisamment sensible pour déterminer directement la présence de l’Allergène cible en deçà ou au-delà de cette valeur décisionnelle, comportant un point de référence à cette valeur, sera le plus adapté. Les validations effectuées dans les vins guideront l’utilisateur dans sa mise en place de tests afin de se prémunir de résultats erronés dus notamment à la spécificité de la matrice vin
marignon Le 03 octobre 2012 à 20:52:44
Contient de l'oeuf, du lait, des sulfites... On va encore nos coller une étiquette de "vin trafiqué"
g skorski Le 03 octobre 2012 à 18:50:56
Le règlement est étendu à la caséine, a l'oavalbumine et au lysozyme! ALLERGENES DANS LE VIN: Règlement CE 579/2012 L’étiquetage de « certains ingrédients ou autres substances qui sont à l'origine d'allergies ou d'intolérances chez les consommateurs » est devenu obligatoire dans les produits alimentaires avec la Directive de 2003/89. Une exemption existait depuis lors, qui avait permis à l’EFSA (agence européenne de la sécurité alimentaire) de donner son avis sur la question, et qui s’est terminée avec la publication du Règlement 579/2012 du 30/06/2012 indiquant l’étiquetage obligatoire œuf ou lait (cf annexe X partie A) sur les vins 2012. Le consommateur peu informé des pratiques œnologiques lira « lait » ou « produit du lait » ou « protéine du lait » et appréciera. Les allergènes apportant une mauvaise image au produit, l’industrie agroalimentaire travaille depuis 2003 à maîtriser les allergènes pour ne pas avoir à étiqueter. Il y a donc bien un impact sur le consommateur. Dans la filière vin, comme pour les autres filières en 2003, les réactions sont diverses et parfois surprenantes. Certains sont fiers de déclarer un collage traditionnel à l’œuf, certains disent que « ça passera comme les sulfites ». D’autres en aval ont interdit d’utiliser les allergènes dans les caves, ce qui n’est pas si simple pour certains oenologues. S’il n’existe pas d’alternative pour les autres produits agroalimentaires, le règlement 579/2012 amène une solution intéressante au secteur vitivinicole. Le considérant (3) indique que l’étiquetage se fait si la présence peut être détectée dans le produit final, conformément aux méthodes d’analyse visées à l’article 120 octies du règlement (CE) 1234/2007 qui par cascade amène à la résolution OIV/OENO 427/2010 sur les critères des techniques « ELISA» et à la résolution OIV-COMEX 502-2012 avec ses seuils de détection. Très concrètement, ceci indique donc que les produits qui présentent moins de 0,25 ppm (milligramme par litre) d’allergène ne nécessitent pas d’étiquetage. Il est donc possible de ne pas avoir à étiqueter en vérifiant les teneurs résiduelles après avoir ou non optimisé son procédé. Pour les mesurer au niveau du seuil de détection demandé, il faut prendre garde aux nombreuses disparités existant entre les kits ELISA quant aux résultats faussement positifs ou faussement négatifs, variables parfois pour chaque vin. Pour éviter ces écueils, il faut vérifier ces différents points à la mise en place de l’analyse. Moyennant ces quelques précautions, on peut s’affranchir d’un étiquetage négatif pour le produit.
aldo Le 25 août 2012 à 22:49:32
allergènes
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé