éélu ce mercredi 25 février à Paris (lors du salon de l’Agriculture) à la présidence de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), le vigneron gardois Bernard Angelras se donne un cap des plus concrets pour les trois années de son nouveau mandat placé sous le signe d’une crise viticole d’ampleur : « le seul objectif, que j’ai, c’est une obligation de résultat. On ne peut pas laisser les gens dans la situation de détresse actuelle, il faut leur apporter des solutions ! » Quelles soient techniques, économiques et commerciales, tant qu'elles permettent de pérenniser et rentabiliser l'activité viticole.
Institut d’expertise scientifique et de transfert entre les chercheurs (notamment l’INRAE, partenaire depuis 2021) et les opérateurs du vin (200 essais en cours), l’IFV consolide son statut de rouage avec de nouvelles conventions signées lors du salon de l’Agriculture : d’une part avec le réseau des Chambres d’Agricultures pour mieux diffuser les résultats d’essais vitivinicoles de l’IFV vers le terrain (grâce au réseau des conseillers viticoles des Chambres), d’autre part avec le Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL) pour ouvrir des pistes de complémentarité sur la diversification des cultures de plantes pérennes. « Comme le raisin de table, il en manque, alors qu’on a la capacité d’en produire » souligne Bernard Angelras.
Au-delà des partenariats stratégiques avec d’autres instituts pour accompagner la viticulture face à ses défis, le président de l’IFV veut réarmer concrètement les gens du vin. « Par l’innovation technique on peut avoir des solutions, avec de nouveaux cépages, de nouvelles pratiques… Il faut redonner du sens au métier pour répondre à l’enjeu du renouvellement des générations » martèle le vigneron des Costières de Nîmes : « nous avons beaucoup d’organisations dans la filière vin, il faut une obligation de résultat. On voit trop de gens trop malheureux sur le terrain, on n’a pas le droit de ne pas répondre à leurs attentes. Il faut leur dire la vérité de ce qui est possible » Le champ d’action étant actuellement travaillé dans le cadre des conférences de la souveraineté alimentaire dont Bernard Angelras est le référent viticole.




