ffluence des grands jours pour la huitième édition du salon Wine Paris, qui vient de conforter du 8 au 11 février sa position de premier rendez-vous commercial mondial de la filière. Et qui confirme le désir de se sortir de la crise des opérateurs : comme l’an dernier, les nouveautés se bousculent dans les bouteilles (rouges frigo, faibles degrés, zéro alcool…) et sur leurs étiquettes (concepts décalés, positionnements modernisés…). En 2026, ce désir s’exprime non seulement plus fort, avec la volonté des exposants de répondre aux nouvelles tendances de consommation, mais cette aspiration trouve surtout un meilleur écho auprès des visiteurs, avec un intérêt affirmé des metteurs en marché pour l’innovation durant cette "Wine Paris Fashion Week". De quoi remotiver les forces vives et rebooster le moral de tous, ce salon alimentant la foi dans des lendemains qui ventent moins et qui vendent plus. Évidemment, il y a eu des soupirs, mais les sourires l’ont globalement emporté à l’heure du bilan des rendez-vous, majoritairement de clients déjà acquis (il existe aussi de nouveaux prospects, mais ils ne constituent pas la majorité du genre).
Au-delà de l’euphorie de trois jours à voir ses vins complimentés, reste à confirmer les touches commerciales par des commandes concrètes. Si après les mots il n’y avait pas de relation suivie, ça serait un mauvais vaudeville-lumière… Fidèles au poste de partenaires des terroirs viticoles, les distributeurs, grossistes, cavistes et sommeliers sont attendus, pour donner la chance aux consommateurs de choisir de nouveaux vins porteurs d’avenir. Pour séduire, des risques sont pris. Et sont même prix : la balle de la juste valorisation étant mise dans le camp des clients avec de nombreuses initiatives : Vignerons Engagés, Coopérative U et Plaimont, "soutenons nos vignerons" des Grands Chais de France, "à ce prix on vit" de Vins et Territoires… Ce sont de bonnes nouvelles qui peuvent se pérenniser et qui doivent stimuler d’autres initiatives. Aux lecteurs rencontrés ou non dans les allées et derrière les stands qui demandent plus d’actualités positives sur Vitisphere, sachez qu’une rubrique d’informations inspirantes existe : #BonnesNouvelles! et que toutes les initiatives peuvent être remontées à la rédaction, avant comme pendant et après les salons.
Accompagnant la crise viticole, l’évènement Wine Paris continue de se développer en outil de promotion de tous les vins : pas seulement français, la culture vitivinicole mondiale s’enrichissant de toutes les origines possibles et inimaginables. On peut espérer que l’évènement ne soit pas encore arrivé à son apogée, sa montée en puissance apportant dynamisme et bonnes vibrations à une filière qui en a bien besoin. Reste le défi de faire attention à ne pas casser un si beau jouet. Il paraît que les Français sont très forts pour ça… Et vous, vous en pensez quoi du débat sur l’intérêt ou le risque d’un quatrième jour de salon ?




