e Saint-Omer à Senlis, ils sont 13 vignerons, représentant près de la moitié des 150 hectars de vignes plantées dans les cinq départements de la région (l'Aisne, le Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais et la Somme), qui font le choix de se structurer en créant la nouvelle fédération des Hauts-de-France des Vignerons Indépendants. « L’ouverture des droits de plantation en 2017 a été l’élément déclencheur. Nos adhérents sont des agriculteurs en polyculture, et avaient à cœur d’apporter une valeur ajoutée à leur exploitation, en révélant le potentiel de parcelles remarquables, par leur terroir et leur exposition », explique le tout frais président de cette nouvelle fédération, Antoine Bouin.
Si la profession aime à rappeler que la vigne a une histoire avérée dans le Nord depuis le moyen-âge, une nouvelle dynamique s’est installée depuis quelques années. Un vignoble se construit désormais autour d’acteurs de l’agriculture plaidant la diversification et l’installation d’une « viticulture de proximité », comme le rappelle un communiqué. Les 150 ha de vignoble actuel des Hauts de France produisent aujourd’hui des vins de France, principalement en blancs tranquilles ou effervescents, principalement à base de chardonnay, accompagné de pinot noir, pinot meunier, auxerrois, chenin, et quelques plantations en cépages résistants comme le voltis.
« Un rapprochement naturel, dans la même exigence du métier, et surtout dans l’humain », valide le secrétaire général national des Vignerons Indépendants, Ludovic Walbaum. Désireux de « faire naître des vins d‘auteur au plus près du territoire », ces 13 nouveaux arrivants de la famille des Vignerons Indépendants soulignent également le « gage de valeur auprès des consommateurs » d’une telle adhésion à la fédération nationale des Vignerons Indépendants, ainsi que l'intérêt pour le développement de l'oenotourisme. Celle-ci revendique d’ailleurs aujourd’hui « 89,2 % des adhérents accueillant du public sur leur domaine en 2024 », par communiqué.




