ous l’impulsion de Julien Franclet, nouveau président de SudVinBio (qui organise le salon), l’édition 2026 de Millésime Bio s’est ouverte avec l’envoi de signaux positifs à la filière et aux 1 400 exposants présents. En résonance avec la présidente de région Occitanie, Carole Delga, à ses côtés à la tribune, tous deux ont rappelé les chiffres d’une viticulture bio qui met en avant ses forces. Selon les données compilées par l’Agence Bio, « les superficies viticoles bio en 2024, 141 754 ha, ont progressé de 7,6 % par rapport à 2023, pour un vignoble qui a doublé ces 5 dernières années », pose d’emblée le vigneron gersois.
Concédant des conversions « qui ont baissé de 40 % par rapport à 2023, mais restant équivalentes à celles de 2017-2018 », le président de SudVinBio rappelle « le marché de 1,678 milliard €, +7% en valeur entre 2023 et 2024, +50 % sur les 6 dernières années », que constitue le vin bio en France. Tout comme Carole Delga, qui égrène à son tour « les 34 % de la surface viticole régionale consacrés au bio, pour un quart des exploitations ».
Malgré « une crise de la production et de la consommation », la présidente de région défend becs et ongles « la tenue d’un salon d’ampleur internationale en région pour ne pas tout concentrer dans un lieu unique ». Voyant dans le bio « un moyen de conciliation entre économie et écologie », Carole Delga affiche un soutien sans faille à la viticulture, « l’une des 3 filières excédentaires françaises dans la balance commerciale, avec l’aéronautique et le luxe ». Elle salue donc le premier pas annoncé en décembre dernier vers « la reconnaissance par le président de la République du territoire d’Occitanie comme région expérimentale dans l’adaptation au changement climatique », et appelle « scientifiques et professionnels à travailler en consortium sur le sujet du cuivre pour ne pas laisser la filière bio sans alternatives ».
Julien Franclet garde donc le cap du message positif en soulignant à son tour « la croissance des circuits de distribution du vin bio entre 2023 et 2024, à l’exception des grandes et moyennes surfaces, en recul ». Il reconnaît néanmoins « une réalité de terrain contrastée selon qu’on fait de la bouteille ou du vrac, c’est en ce sens que la mise en place des accords de durabilité d’InterOc est une avancée notable, même si à ce jour les prix du marché sont plus bas que les prix d’orientation, mais je rappelle qu’ils étaient plus élevés il y a 3 ans ».
Le président de SudVinBio salue en outre dans ces prix d’orientation le progrès d‘avoir enfin pu « se mettre d’accord sur le coût de production d’un ha de vigne en bio en pays d’Oc, qui se révèle d'ailleurs à peu près égal entre zones viticoles d’Occitanie ». Julien Franclet ouvre donc le salon à un moment où « produire du vin bio dans notre région est un enjeu majeur pour aborder le renouvellement de générations », et entend donc, grâce à l’action de SudVinBio et du salon , « faire en sorte qu’il y ait toujours demain des bouteilles de vins bio dans les linéaires rémunérant au juste prix ses producteurs ».




