mpossible de passer à côté : le quad devient une base de travail pour de nombreux viticulteurs angevins. Basé aux Garennes sur Loire RPM Quads et accessoires y est pour beaucoup. Ce concessionnaire s’est fait une spécialité de l’adaptation de cet engin à la viticulture. Sur son stand au Sival, les nouveaux matériels sont légion. Gilles Pasquier, directeur pose le décor : « On sent une grosse demande des viticulteurs pour ce type de matériel. De plus en plus de personnes ont du mal à passer par mauvais temps ». Traduction : quand les conditions se gâtent, les vignerons passent au quad pour respecter leurs sols.
RPM accompagne ce mouvement en étoffant son offre d’outils pour ces engins. Il vient ainsi de référencer le broyeur FM130 de Faunamaster. « On nous le demande depuis longtemps », souligne Gilles Pasquier. Ici pas de prise de force : cette machine est animée par un moteur Honda bicylindre de 22 ch qui est alimenté par un réservoir amovible de 21 litres, annoncé pour environ six heures d’autonomie. Conçue pour avaler de l’herbe et de petits andains de sarments entre 8 et 10 km/h, elle est pourvue d’un arbre de 120 mm de diamètre embarquant 20 marteaux. Les roues se montent à l’arrière pour passer dans des rangs plantés à 1m80 ou sur les côtés lorsque l’espace disponible le permet. L’outil se pilote depuis un quad ou un SSV, avec des commandes électroniques pour régler la hauteur de coupe, ouvrir le hayon ou arrêter le moteur. Largeur travaillée : 1,30 m, poids : 370 kg, prix : 6 340 € HT

Photo S. El Makhzoumi
Autre nouveauté, l’atomiseur RPM, un pulvé à voûte droite équipé de mains annoncé pour des vignes plantées à 2 mètres. Jusqu’ici, RPM ne proposait qu’une rampe à jet porté, remplacé par ce pulvé. « Avec l’atomiseur, on passe tous les rangs en pleine végétation et tous les deux rangs en début de végétation. La soufflerie est suffisamment puissante pour assurer un bon retournement de feuilles », annonce Gilles Pasquier.

Photo S. El Makhzoumi
L’atomiseur se fixe sur le porte-outils RPM : pour créer le souffle, un moteur Vanguard de 10 cv avec démarreur électrique fait tourner une turbine en acier de 600 mm. Pour la pulvérisation une pompe électrique 12 V prélève la bouillie dans une cuve et l’envoie vers un circuit comprenant une pompe montant de 3 à 15 bars de pression (à la demande du client) et huit buses à jet pinceaux, quatre par côté, équipées d’anti-goutte et d’une coupure tronçon manuelle. « C’est notre conception et c’est du local, la turbine est fabriquée aux Ponts-de-Cé, insiste Gilles Pasquier. Pour la cuve, on propose 200 ou 300 L, sachant que la demande porte surtout sur le 300 L ». Prix : à partir de 8 050 € HT
RPM franchit encore une autre étape dans la diversité des tâches réalisables avec les quads en s’attaquant au travail du sol. Pour cela, il commercialise un déchaumeur à disque indépendants -DH 120 (6 disques) et DH 140 (8 disques)- sur lequel on peut installer des dents et un râteau arrière. « Un quad de 570 cm3 les emmène très bien ! Suite à une grosse demande, nous avons développé un proto que Faunamaster a industrialisé », explique Gilles Pasquier.
Ces déchaumeurs s’accrochent à la flèche d’un quad ou au trois points (cat 1) d’un tracteur. Un vérin électrique commande le balancier des roues, afin d’assurer le bon terrage pour un travail jusqu’à 10cm de profondeur. La version DH120 s’utilise dans des vignes plantées à partir d’1,80 m. Le DH 120 est annoncé à 3 662 € HT et le DH 140 à 4 305 € HT.

Photo S. El Makhzoumi
Cette montée en puissance s’accompagne d’un nouveau quad bien exposé à la vue de tous : le Sportsman 570 EFI. « Si on devait résumer, c’est notre quad le plus compact et polyvalent en vigne juste devant son grand frère le modèle X2. », explique Gilles Pasquier. Il affiche 18 cm de moins que le X2, pour une longueur totale de 2,10 m, tout en conservant un sélecteur 1/2/4 roues motrices et un différentiel arrière. « Les alternateurs sont plus gros désormais pour pouvoir emmener tous les outils électriques ». Prix annoncé : 9 499 € HT.

Photo S. El Makhzoumi
D’autres que RPM prennent le train en marche. Sur le salon, le concessionnaire V3TEC annonce distribuer les quads électriques de la marque Asgard. « Ce sont des quads initialement conçus pour ne pas faire trop de bruit à la chasse, et de plus en plus de vignerons nous en demandent. Nous avons livré notre premier modèle cette année », explique Jérémy Loizeau qui n’exposait pas ces machines sur le salon.
Même Boisselet suit mouvement. Quelques allées plus loin, le constructeur Bourguignon présente son pack E-Volt « Attitude », récompensé d’un Sival de bronze. Ce pack comprend une batterie pour alimenter les intercep électrique E-Volt du même fabriquant. Il fournit une tension réglable de 36 à 96 V et se pilote via un boîtier de commande, intégrant notamment la fonction de débourrage. De quoi utiliser les intercep E-volt avec des engins thermiques, tracteur ou… quad comme l’exposant ne manque pas de le souligner. En Anjou, le quad est décidément tendance. Prix : NC.

Photo S. El Makhzoumi
Distribuée par la SARL Rivière et fils, l’éolienne mobile à cinq pales Tow and Blow 650i vise la protection antigel sur 5 à 6 ha selon la topographie. Elle fonctionne au diesel avec un réservoir de 200 litres, et s’appuie sur une batterie 12 V avec panneau solaire. Elle possède le démarrage à distance via smartphone par un boîtier Smart Connect, ainsi que différentes possibilités de réglages. Prix : à partir de 50 000 €.


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