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Communication
Mardi 16 avril 2019

Estandon passé maître en gestion de l’oxygène

Communication rédigée par Wine Quality Solutions
Estandon passé maître en gestion de l’oxygène

Acteur incontournable de la filière viticole Provençale, renommé pour la qualité de ses vins rosés, Estandon Vignerons a fait du contrôle de l’oxygène un outil incontournable d’amélioration continue de ses pratiques.

En deux ans, une parfaite maîtrise du paramètre oxygène a été mise en place sur toutes ses cuvées. A différentes étapes de l’élaboration des vins et plus particulièrement au moment du conditionnement, l’analyse de l’oxygène fait désormais partie intégrante des contrôles qualité de l’entreprise. Le gain ? Une diminution de l’emploi du SO2 tout en améliorant considérablement la durée de vie des rosés, particulièrement sensibles à l’oxydation, et dont la délicatesse aromatique est désormais mieux préservée.

Au commencement : l’audit oxygène

Tout commence en 2015. « Nous avions remarqué que certains rosés enlevés chez nos adhérents présentaient une évolution aromatique plus rapide et tenaient moins bien dans le temps après la mise en bouteilles. Nous avons donc décidé de réaliser un audit oxygène avec Wine Quality Solutions, la marque de services œnologiques de la société Vinventions, depuis la cuve chez l’adhérent jusqu’au conditionnement », explique Stéphan Reinig, responsable qualité chez Estandon Vignerons. Chargement des citernes, déchargement, transfert du vin et mise en bouteilles passent au crible de l’analyse d’oxygène. Les résultats obtenus permettent de mettre le doigt sur les étapes critiques d’apport d’oxygène, et ainsi de rectifier le tir. Une première étape est franchie : l’entreprise entrevoit les améliorations conséquentes que pourrait permettre la généralisation des contrôles d’oxygène dans ses vins. Estandon se dote de l’analyseur d’oxygène NomaSense O2 P300  pour réaliser elle-même les contrôles et confie la mission « réduction de l’oxygène dans les vins » à une personne référente pour que le projet soit mené à bien.

Plus de 250 mesures d’oxygène réalisées

Fin 2016, des mesures régulières d’oxygène sur tout l’itinéraire de production sont alors mises en place. Chaque transfert est alors suivi, chaque pompe testée, et l’étape cruciale du conditionnement des vins suivi à la loupe, pour les 3 chaînes que compte la cave. « Nous avons réalisé près de 250 mesures et c’est le minimum pour avoir une vision fine des pratiques. L’oxygène ne se voit pas, ne se sent pas, et il n’y a que la mesure qui permette au quotidien de nous guider sur les améliorations à mettre en place. Grâce à ces mesures, nous avons par exemple identifié la défaillance d’une des pompes de la cave, qui a été envoyée en révision, ainsi que le manque de performance des becs de tirage d’une des lignes de mise en bouteilles, alors remplacée en 2017 », raconte Stéphan Reinig. En 2018, Estandon s’attaque à un autre point nécessitant une amélioration : réduire les prises d’oxygène à la mise sur les capsules à vis. « Le dégarni dans le cas de bouteilles capsulées est de l’ordre de 50 mm, ce qui représente un réservoir important d’apport d’oxygène gazeux. Malgré un système d’inertage sur la ligne, nos contrôles d’oxygène nous ont alerté sur la nécessité de trouver un système d’inertage plus performant. Nous nous sommes alors orientés vers le NomaLine HS 6000 , le système d’inertage de l’espace de tête des bouteilles capsulées développé par Wine Quality Solutions », poursuit le responsable qualité.

2mg/L d’oxygène en moins dans l’espace de tête, 5 mg/L de SO2 préservé en bouteilles

Des mesures réalisées au moment de l’installation du NomaLine HS 6000  et en comparaison avec l’ancien système, montrent que le NomaLine  permet de diminuer la prise d’oxygène dans l’espace de tête à 1,5 mg/L, soit 2 mg/L de moins que ce que le précédent système d’inertage permettait, sur une ligne à 9000 bouteilles par heure. « On a pu réduire par deux au minimum l’oxygène de l’espace de tête mais également réduire la variabilité de ces prises d’oxygène en comparaison avec le système précédent. 2 mg/L en moins d’oxygène, c’est un « gain » de 5 mg/L de SO2 libre dans nos vins. Nous conditionnons de plus en plus de vins bio, pour respecter le cahier des charges, ces 5 mg font la différence. De plus, le bouchage à vis se développe. Nous sommes donc très satisfaits de ce système, qui a apporté une amélioration considérable sur les mises sous capsules », conclut Stéphan Reinig. Et de rappeler que la mesure reste indispensable pour mener à bien toutes ces améliorations.

L’intégralité du témoignage de Stéphan Reinig est à retrouver en vidéo en cliquant ici .

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