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Le défi de la résilience viticole face aux exigences réglementaires

Par Fytofend Le Jeudi 12 février 2026
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 Le défi de la résilience viticole face aux exigences réglementaires
L

a protection du vignoble contre le mildiou (Plasmopara viticola) et l’oïdium (Erysiphe necator) repose historiquement sur un nombre limité d’intrants antifongiques, majoritairement d’origine chimique. Or, la période 2021-2026 marque un tournant majeur pour la viticulture française et européenne, avec l’arrivée à échéance ou le retrait de plusieurs substances actives structurantes.

Dans ce contexte de durcissement réglementaire, la réduction des intrants phytosanitaires ne relève plus uniquement d’un objectif environnemental : elle devient un défi technique, réglementaire et économique, obligeant la filière à repenser en profondeur ses stratégies de protection contre les maladies de la vigne.

Des intrants antifongiques de plus en plus limités par la réglementation européenne

La réglementation européenne (règlement CE n°1107/2009) impose un réexamen périodique des substances actives, avec des autorisations délivrées pour une durée limitée. Entre 2021 et 2028, plusieurs fongicides majeurs utilisés contre le mildiou et l’oïdium arrivent en fin d’approbation ou ont déjà été retirés.

Les évolutions les plus contraignantes pour la viticulture sont notamment :

  • le retrait définitif du mancozèbe (interdit depuis 2021),
  • la non-reconduction du diméthomorphe en 2024 (fin de période de grâce en mai 2025),
  • la disparition du meptyldinocap depuis mars 2025,
  • et l’incertitude réglementaire entourant plusieurs triazoles, SDHI et QoI dont les échéances sont fixées entre 2026 et 2028 (tébuconazole, difénoconazole, boscalid, fluopyram, proquinazid, pyraclostrobine).

Ces retraits successifs réduisent l’arsenal disponible, complexifient la gestion des résistances et accentuent la pression sur les itinéraires techniques existants.

Le cuivre : un intrant historique sous pression

En viticulture biologique, la protection contre le mildiou repose encore majoritairement sur les composés cupriques, tandis que le soufre demeure central contre l’oïdium. Toutefois, le cuivre fait lui aussi l’objet de restrictions croissantes.

Renouvelé au niveau européen jusqu’au 30 juin 2029, le cuivre est classé substance candidate à la substitution en raison de sa persistance dans les sols et de ses impacts écotoxicologiques. Son usage est plafonné à 4 kg de cuivre métal par hectare et par an.. Cependant la réduction des quantités de cuivre par hectare compromet son efficacité en tant que protection phytosanitaire.

Un contexte qui impose de repenser la protection contre l’oïdium et le mildiou

La convergence des retraits de substances chimiques, des incertitudes réglementaires et des limites du cuivre impose un changement de paradigme. L’enjeu n’est plus uniquement de substituer une molécule par une autre, mais de repenser (complètement) les itinéraires techniques efficaces et cohérents malgré la réduction des intrants disponibles, tout en maintenant un niveau de protection compatible avec les exigences de production et de rentabilité.

Cette évolution passe par :

  • la diversification des méthodes de protection,
  • l’optimisation des stratégies préventives,
  • et l’intégration croissante de solutions de biocontrôle et de stimulation des défenses naturelles.

Fytosave® : un levier de biocontrôle pour soutenir les intrants antifongiques

Dans ce contexte de transition, Fytosave® (AMM 2190730), développé par la société Fytofend, s’inscrit comme un outil central dans les programmes de protection de la vigne. Particulièrement performant sur l’oïdium, Fytosave® joue également un rôle de “bouclier de fond” en protection contre le mildiou

Sa substance active, COS-OGA, est un éliciteur d’origine naturelle reconnu pour sa forte capacité à déclencher les mécanismes de défense des plantes. Issu de fragments de chitosan et de pectine, le COS-OGA agit en stimulant les réponses naturelles de la vigne face aux agressions pathogènes, sans action fongicide directe et sans danger de contournement de la protection.

Cette approche permet de renforcer :

  • la tolérance naturelle de la vigne face à l’oïdium et au mildiou,
  • l’assurance de l’efficacité des programmes, alors que de nombreuses substances chimiques sont progressivement interdites.

Autre atout majeur en France : Fytosave® figure sur la liste des produits phytopharmaceutiques de biocontrôle et n’entre donc pas dans le calcul de l’IFT ; ainsi, remplacer deux passages chimiques par deux applications de Fytosave® permet de baisser mécaniquement l’IFT de 2 points, tout en conservant une protection active. Il devient donc un outil particulièrement pertinent pour répondre aux cahiers des charges environnementaux (HVE, Agriculture biologique, ZNT…) en réduisant l’IFT sans compromis sur la sécurité sanitaire. Enfin, utilisable jusqu’aux vendanges car n’ayant pas de résidu, Fytosave® s’intègre idéalement en fin de cycle pour sécuriser la récolte et préserver la qualité de vinification.

Méthodologie d’utilisation : comment intégrer Fytosave® dans un programme vigne ?

Fytosave® s’utilise dans une logique préventive et cumulative, en accompagnement des traitements antifongiques classiques.

Principes clés d’utilisation :

  • Deux fenêtres d’applications
    1. Positionnement pré-floraison (BBCH 12-55) : premières applications dès le débourrement, afin d’activer les défenses naturelles avant les premières contaminations.
    2. Positionnement post-floraison (BBCH 75-89) : applications plus tardives pour tirer profit de l’absence de résidu, des effets positifs vis-à-vis de maladies de fin de cycle et de l’absence d’effet indésirable sur la vinification ou les caractéristiques organoleptiques du vin.
  • Rythme d’application : quel que soit le positionnement choisi, renouvellement tous les 7 à 10 jours, selon la pression maladie, les conditions météorologiques et la sensibilité variétale pour une consolidation des défenses des plantes.
  • Association raisonnée : utilisation aisée en complément de fongicides existants (solutions conventionnelles, cuivre ou soufre) car Fytosave® se mélange facilement avec la grande majorité des solutions du marché.
  • Compatibilité des itinéraires : intégration possible dans une démarche HVE, en viticulture intégrée (IPM) ou biologique (listé Ecocert).

Témoignage terrain : une réduction concrète des intrants

« Nous avons intégré Fytosave® dans notre programme de protection pour lutter contre le mildiou et l’oïdium en vigne, dans un contexte de réduction des intrants phytosanitaires et de pression maladie accrue.

Le produit s’est révélé facile à utiliser et à mélanger, ce qui a facilité son intégration dans notre itinéraire technique. Nous avons réalisé trois applications avant floraison et trois après floraison, en complément de notre programme habituel.

Les résultats ont été très positifs : nous avons pu réduire significativement l’utilisation de produits phytosanitaires et espacer le nombre d’applications, tout en maintenant une bonne protection sanitaire du vignoble. Sur la campagne, nous avons observé jusqu’à 35% de récolte supplémentaire, ainsi qu’un meilleur comportement de la vigne face au stress hydrique, notamment lors des périodes les plus sèches. »

Vers une protection de la vigne repensée

À l’horizon 2026, la viticulture française entre dans une phase charnière. La réduction des intrants antifongiques devient une réalité structurelle, dictée par les échéances réglementaires et les limites des solutions historiques.

Dans ce contexte, la combinaison de bonnes pratiques culturales, d’une approche complémentaire des traitements et de solutions de biocontrôle apparait comme essentielle. À ce titre, Fytosave® représente une solution clé pour la protection robuste et pérenne du vignoble contre l’oïdium et le mildiou.

Vous avez une question sur l’intégration de Fytosave® dans votre programme vigne (oïdium / mildiou, IFT, cahiers des charges) ?
Les équipes Fytofend sont à votre disposition pour vous conseiller : contactez-nous via notre formulaire.


Fytosave® - AMM n° 2190730 - Complexe oligosaccharidique (COS-OGA, 12,5 g/L) – ® marque déposée et détenteur de l’AMM : FytoFend S.A.

P102 : Tenir hors de portée des enfants. P280 : Porter des gants de protection / des vêtements de protection (se reporter à l’étiquette pour le détail des protections aux différentes phases). P501 : Eliminer le contenu/récipient dans une installation d’élimination des déchets agréée. Spe1 : Ne pas polluer l’eau avec le produit ou son emballage. Ne pas nettoyer le matériel d’application près des eaux de surface. Eviter la contamination via les systèmes d’évacuation des eaux à partir des cours de ferme ou des routes. Spe2 : Pour protéger les organismes aquatiques, ne pas rejeter les eaux usées des serres hors sol directement dans les eaux de surface. SPe3 : Pour protéger les organismes aquatiques, respecter une zone non traitée de 5 mètres par rapport aux points d’eau pour les usages en plein champ et sous abri ouvert au moment du traitement. SPe8 : Peut être dangereux pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer durant la période de floraisons des cultures attractives, ne pas appliquer lorsque des adventices en fleur sont présentes.

EUH401 : Respectez les instructions d’utilisation pour éviter les risques pour la santé humaine et l’environnement

Lire attentivement l’étiquette avant emploi. Utiliser uniquement pour les cultures et usages autorisés, en respectant les doses, conditions d’application, délais de rentrée, zones non traitées et mesures de protection individuelles prévues par l’Autorisation de Mise sur le Marché.

FytoFend S.A. – N° TVA intracommunautaire : BE 0817 407 023 – Rue Georges Legrand 6 – 5032 Isnes – Belgique – Tél : 0032 81 728 840

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