LE FIL

Trois jours à deux

Vendredi 14 février 2020 par Marion Sepeau Ivaldi

Aux premiers jours de leur rencontre, d’aucuns auraient pu dire : c’est un mariage entre une carpe et un lapin. Jeune premier, WIne Paris est un salon tout neuf et encore confidentiel union des régions françaises exception faite Bordeaux. Prétendant expérimenté, Vinexpo, institution internationale, s’affiche comme le palais des grandes marques, de la qualité et de l’art de vivre à la bordelaise. Il y avait de quoi s’interroger sur l’alchimie entre eux deux. Surtout, que, lorsque Vinexpo s’annonce à Paris, d’aucuns pensent à une attaque en règle du petit nouveau parisien. Les deux protagonistes de cette histoire semblaient avoir quelques intentions opposées. Mais les contraires s’attirent en amour. Le dialogue, l’intelligence collective y sont aussi pour quelque chose. Résultat : l’événement parisien alliant Wine Paris et Vinexpo Paris se termine sur un bilan positif et satisfaisant. Un centrage business, une clarté dans l’organisation de l’offre : chacun aura trouvé sa place en fonction de son positionnement stratégique pour vendre et se développer. Reste évidemment à mieux attirer les visiteurs, qui, s’ils ont été nombreux, auraient pu sans doute l’être un poil davantage aux dires de certains déçus. Mais, cette nuance déceptive doit aussi s’analyser au regard du contexte international défavorable. Entre la Chine clouée sur son territoire pour conjurer l’épidémie de coronavirus, les Etats-Unis dans l’expectative de nouvelles taxes douanières encore plus sévères, une consommation mondiale de vin qui stagne et qui recule en France, le contexte est tout simplement difficile. Et, même les plus performants des salons ne pourraient annihiler ces contraintes. La flèche de Cupidon ne sait pas encore percer le cœur des marchés malmenés.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé