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L'Hérault signe sa charte de voisinage

Une charte de bon voisinage a été signée ce vendredi 20 septembre à la Chambre d'Agriculture de l'Hérault. Elle engage le monde agricole, les maires et collectivités locales et les riverains. C'est la 9ème charte en place en France.
Par Michèle Trévoux Le 23 septembre 2019
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L'Hérault signe sa charte de voisinage
La charte de bon voisinage a été signée ce vendredi 20 septembre par quatre structures du département de l’Hérault : la Chambre d’agriculture, le CAF (FDSEA, CDJA, coop de France, vignerons indépendants, MSA…), l’Association des Maires de et le Conseil Départemental. Sous le regard bienveillant du préfet Jacques Witkowski . - crédit photo : Michèle Trévoux
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ain dans la main plutôt que dos à dos. C’est l’esprit de la charte de bon voisinage signée ce vendredi 20 septembre par quatre structures du département de l’Hérault : la Chambre d’agriculture, le CAF (FDSEA, CDJA, coop de France, vignerons indépendants, MSA…), l’Association des Maires de et le Conseil Départemental. Sous le regard bienveillant du préfet Jacques Witkowski qui avait tenu à être là, même si l’Etat n’est pas signataire de la charte.

Engager le dialogue pour trouver des solutions

Avant toute chose, Jérôme Despey, le président de la Chambre d’Agriculture, a précisé que la démarche avait été engagée il y a plus d’un an, bien avant que le sujet ne fasse la une de l’actualité. « Le monde agricole vit une situation difficile, il est sujet à la stigmatisation, voire même à des agressions. Cette déconsidération est très mal vécue. L’idée de cette charte est d’éviter la rupture entre le monde agricole et les maires et les riverains, d’engager le dialogue pour trouver ensemble des solutions » a-t-il poursuivi.

Informer sur les obligations déjà en cours

 Adaptée d’une charte nationale initiée par la FNSEA, la charte héraultaise décline les engagements des agriculteurs, en rappelant les obligations réglementaires auxquelles ils sont déjà soumis (obligation de se former tous les 5 ans à travers certiphyto, contrôle des pulvérisateurs, traitement limités aux produits autorisés avec respect des prescriptions relatives au lieux dit sensibles…) et inscrit des mesures complémentaires non obligatoires comme le développement des buses anti-dérives ou des panneaux récupérateurs, l’incitation à planter des haies, la formation des salariés…. De leur côté, les élus locaux et collectivités s’engagent à limiter le développement des zones urbanisables en zone agricole et à prévoir des mesures de protection des riverains, à la charge des aménageurs, lors de la création de nouvelles zones urbaines. 

Raccommoder le lien entre agriculture et ruralité

Président de Familles Rurales de l’Hérault, Arnauld Carpier s’est félicité de cette initiative « Nous voyons dans cette charte un moyen de raccommoder, de retisser le lien entre le monde agricole et le monde rural. Cette question du partage des territoires ruraux ne peut se traiter qu’en mettant tout le monde autour d’une table. C’est également un moyen d’informer les citoyens sur l’importance du modèle économique agricole. Nos villages ne continueront à vivre que si on y maintient de l’emploi », a-t-il plaidé. Le préfet s’est réjoui de cette initiative, « préfiguration heureuse » du travail réglementaire en cours sur le délicat sujet des ZNT. « Il faut trouver un point de rencontre et d’équilibre entre les usages économiques et humains du paysage » a-t-il rappelé. Cette charte sera-t-elle suffisante pour y parvenir ? C’est en tout cas un premier pas dans une démarche de conciliation. 

L’Hérault est le 9eme département français qui signe cette charte de bon voisinage.

 

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