LE FIL

Transition agro-ecologique

L’appellation Faugères recrute des alliés

Vendredi 30 août 2019 par Michèle Trévoux

Le 29 août, les sept maires de l'aire de l'AOC Faugères signent un engagement à soutenir les démarches agroenvironnementales des viticulteurs de l'appellation devant Nathalie Caunette, la présidente
Le 29 août, les sept maires de l'aire de l'AOC Faugères signent un engagement à soutenir les démarches agroenvironnementales des viticulteurs de l'appellation devant Nathalie Caunette, la présidente - crédit photo : Michèle Trévoux
Les viticulteurs de Faugères viennent d’obtenir l’engagement des sept communes de leur aire à appuyer leurs démarches agro-environnementales.

La transition agro-écologique à l’échelle d’un territoire : c’est la démarche initiée ce jeudi 29 août par le syndicat de l’appellation Faugères. Pionnière pour sa démarche environnementale avec plus de 40% de ses surfaces en bio et 80% des vignerons qui respectent au moins un engagement agro-environnemental (AB, biodynamie, HVE…), l’AOC Faugères veut aller plus loin en associant les sept communes de son aire à sa démarche.

Réunis jeudi 29 août à Fos, à l’occasion du ban des vendanges, les sept maires des communes du Faugérois, le Conseil départemental de l’Hérault et le sénateur Henri Cabanel, ont signé une lettre d’engagement à appuyer les vignerons dans leurs actions agro-environnementales.

« Démultiplier l’impact de nos actions »

« Les vignerons ne peuvent pas relever seuls l’incroyable défi du changement climatique. C’est un sujet qui concerne tous les acteurs du territoire. Notre objectif est d’établir une réelle continuité territoriale afin de démultiplier l'impact écologique des actions que nous allons engager », a plaidé Nathalie Caunette, présidente du syndicat de l’appellation.

Les maires des 7 communes ont souligné le poids majeur de la viticulture dans l’économie locale. « Nous ne pouvons qu’adhérer à votre démarche. Vous avez été précurseurs dans la mise en œuvre de pratiques culturales qui respectent notre terroir. Nous sommes partants pour nous engager dans ce travail collectif de préservation de notre environnement », a indiqué Jean-Claude Marchi, le maire d’Autignac.

L’eau, le premier des chantiers

Les contours de cette collaboration vont être précisés dans les prochains mois. Ils s’articuleront autour des problématiques communes comme la gestion des ressources naturelles (eau, sols, etc.), la gestion de la biodiversité, la mise en œuvre de Zones Non Traitées (ZNT), le développement de l'œnotourisme et du tourisme sur le territoire.

« L’eau sera certainement l’un des premiers gros chantiers que nous allons mettre sur la table. La création d’un bassin de rétention est envisagée sur notre territoire. C’est un sujet qui peut créer des conflits d’usage. On peut les anticiper en menant une réflexion collective et en impliquant la population », soutient Nathalie Caunette.

La gestion des ZNT (Zones de non traitement) figure également parmi les projets prioritaires. Le syndicat envisage la plantation de variétés résistantes aux maladies en bordure des habitations. Il a lancé un appel à candidature auprès des vignerons de l’appellation. Une trentaine d’entre eux se sont portés candidats pour tester sur leur domaine ces variétés résistantes aux maladies ou à la sécheresse. Un engouement qui conforte le syndicat dans son intention d’acquérir le statut de « laboratoire à ciel ouvert ».

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