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Protection phytosanitaire

L’IFV revient sur le mildiou en 2018

Mardi 30 octobre 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Tâche de mildiou sur feuille.Tâche de mildiou sur feuille. - crédit photo : Christelle Stef
L’Institut français de la vigne et du vin publie une note technique datée d’octobre sur les attaques de mildiou et explique quels sont les différents facteurs qui ont conduit à des échecs de protection.

Intitulée « Situation mildiou 2018 », la note technique de l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) revient sur les conditions climatiques qui ont conduit aux attaques historiques de mildiou, à savoir un nombre consécutif de jours pluvieux particulièrement élevé. De quoi maintenir une humidité forte. A cela s’ajoute un fort potentiel d'inoculum en début de campagne, décelé par les outils de modélisation de l’IFV.

Ces facteurs climatiques et biologiques ont conduit à une expression très forte du mildiou. Mais, poursuit la note de l’IFV, les pratiques viticoles sont également en cause dans la pression et la difficulté à juguler l’attaque. Les traitements préventifs ont pu être difficiles à sécuriser, les conditions d’application ont souvent été peu favorables (forte pousse végétative et difficulté d’accès aux parcelles mal ou pas ressuyées), le réglage incorrect des pulvérisateurs n’a pas pardonné : tels sont les facteurs pratiques qui ont joué sur l’efficacité de la protection et conduit à des échecs cuisants.

Que fallait-il faire ?

Selon l’IFV et avec le recul, les pratiques auraient dues s’orienter vers « une stratégie plus sécuritaire dès que les pluies se sont enchaînées, en déclenchant les programmes de protection indépendamment de la découverte des foyers primaires, en appliquant des produits systémiques et en resserrant les cadences ».

Pour lire la note, cliquer ici.

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