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Action syndicale

Cinq viticulteurs relaxés par la justice

Jeudi 21 juin 2018 par Michèle Trévoux

Me Eric Dupond-Moretti, Martial Bories et Claude Jeanjean lors de l'audience le 17 avril au tribunal de MontpellierMe Eric Dupond-Moretti, Martial Bories et Claude Jeanjean lors de l'audience le 17 avril au tribunal de Montpellier - crédit photo : Michèle Trévoux
Les cinq viticulteurs languedociens poursuivis pour association de malfaiteurs sont relaxés. Ils étaient suspectés d’avoir préparé une opération contre un négociant. Le tribunal a estimé qu’ils n’y avait pas de preuve contre eux.

Le tribunal de Montpellier a relaxé les cinq viticulteurs languedociens poursuivis pour association de malfaiteurs. Ils étaient soupçonnés d’avoir organisé une action commando, en mai 2017, visant la société Castel à Bordeaux. Les magistrats n’ont pas suivi le réquisitoire du procureur qui avait réclamé des peines de 24 à 12 mois de prison avec sursis. La présidente du tribunal a motivé cette décision, arguant que les éléments matériels et intentionnels caractérisant l’association de malfaiteurs, n’étaient pas prouvés : l’enquête n’a pas permis de connaître la cible précise du convoi des viticulteurs et l’intention de passer à l’acte n’a pas été démontrée.

Parmi les cinq viticulteurs, Martial Bories président des vignerons de l’Occitane à Servian, était également poursuivi pour détention illégale d’une arme trouvée au pied de son lit lors d’une perquisition. Pour cette affaire, il écopé de 3 mois de prison avec sursis simple et d’une interdiction de détenir une arme pendant 5 ans. Seuls deux des cinq viticulteurs étaient présents au moment du délibéré, rendu ce jeudi 21 juin au tribunal de grande instance de Montpellier. Ils ont exprimé leur soulagement à leur sortie de l’audience. « Nous sommes contents et soulagés, car la charge était lourde », a confié sobrement Claude Jeanjean, l’un de ces viticulteurs.

"Justice sereine"

Maître Gauer, l’avocat de Stephan Picas, s’est félicité de ce jugement. « La justice est passée dans la sérénité. Les magistrats n’ont pas cédé à la justice spectacle. L’enquête, qui a pourtant été faite avec des moyens colossaux, n’a pas permis de démontrer la volonté de destruction de ces viticulteurs. C’est une juste décision », a-t-il commenté.

Le Parquet a dix jours pour faire appel de cette décision

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