LE FIL

Hérault

Des viticulteurs en garde à vue

Lundi 15 janvier 2018 par Marion Ivaldi avec AFP

Xavier Fabre, porte-parole du Syndicat des vignerons du Gard fait partie des personnes arrêtées par la police.
Xavier Fabre, porte-parole du Syndicat des vignerons du Gard fait partie des personnes arrêtées par la police. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Deux vignerons du Gard et cinq de l'Hérault ont été arrêtés chez eux. Environ 200 vignerons se sont massés devant l'hôtel de Police de Montpellier ce 15 janvier pour demander leur libération.

Sept agriculteurs ont été arrêtés lundi matin dans le Gard et l'Hérault et placés en garde à vue à Montpellier, où une centaine de leurs collègues se sont massés devant l'hôtel de police pour réclamer leur libération, a-t-on appris auprès de syndicalistes.
Deux agriculteurs, dont Xavier Fabre, porte-parole du Syndicat des vignerons du Gard, ont été interpellés dans le Gard et cinq autres dans l'Hérault, selon les syndicalistes des Jeunes agriculteurs et du SVG.

Pour l'instant pas de motifs annoncés


Aucune indication n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès de la police et de la justice sur les motifs de ces gardes à vue. Et même les familles des viticulteurs arrêtés n'ont pas réussi à joindre leurs avocats pour en savoir davantage. Des enquêtes sont en cours à la fois sur une série de sabotages de cuves signées par des «comités d'action viticole» et sur des actions dans des supermarchés du Gard et de l'Hérault visant à protester contre des étiquettes trompeuses dissimulant du vin étranger, en particulier espagnol.

D'après Lionel Puech, président des Jeunes agriculteurs du Gard, les sept vignerons sont retenus dans le cadre de 30 dossiers différents datant de 2016 et 2017. Ils devraient passer la nuit en garde à vue. Parallèlement, une vingtaine d'agriculteurs sont auditionnés dès aujourd'hui et dans les prochains jours. 


«Nous sommes entre 100 et 200 à être venus les soutenir à Montpellier», a assuré à l'AFP Anaïs Amalric, co-présidente des JA du Gard, qui se trouvait devant l'hôtel de police. «Nous voulons savoir pourquoi ils ont été arrêtés et nous demandons leur libération», a-t-elle ajouté. «Ils ont été arrêtés lors d'une opération assez musclée, des portes ont été cassées devant des femmes et des enfants, ils ont été traités comme des truands», a-t-elle estimé, ajoutant que c'était notamment le cas de M. Fabre, arrêté à Domazan (Gard).

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