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Champagne

Les courtiers mettent en garde contre la cybercriminalité

Jeudi 04 mai 2017 par Aude Lutun

De gauche à droite : Jean-Pierre Dargent, co-président du syndicat des courtiers de Champagne, Jérome Prince, président du syndicat national des courtiers, Franck Hagard, co-président du syndicat des courtiers de Champagne
De gauche à droite : Jean-Pierre Dargent, co-président du syndicat des courtiers de Champagne, Jérome Prince, président du syndicat national des courtiers, Franck Hagard, co-président du syndicat des courtiers de Champagne - crédit photo : Nathalie Costa
La cybercriminalité a été le thème choisi par les courtiers de Champagne pour leur deuxième rencontre bisannuelle, le vendredi 28 avril à Épernay. L'occasion de rappeler les bonnes pratiques en la matière.

« Plusieurs cabinets de courtage ont été attaqués, ces dernières années, par le biais de piratage de boîte mail et de virus, qui ont permis aux cybercriminels d’entrer dans notre réseau », relate Franck Hagard, co-président du syndicat des courtiers de Champagne. La cybercriminalité, qui visait essentiellement les grands groupes, s’attaque donc désormais aux PME et aux TPE. L’objectif de cette matinée informative était d’alerter les courtiers sur cette menace et de leur rappeler la conduite à suivre pour limiter les risques : ne pas ouvrir de fichier suspicieux, ne pas transférer de RIB sans être sûr de l’identité de son interlocuteur, contacter rapidement son prestataire informatique en cas de problème, etc. « Un cabinet de courtage a également été victime d’une attaque de type « Cheval de Troie » qui a été détectée par l’antivirus et n’a donc pas fait de dégâts », poursuit Franck Hagard. La cybercriminalité touche tous les continents. En Europe, la France figure parmi les pays les plus affectés avec le Royaume-Uni et l’Espagne. Le volume de fraudes en France a progressé de 24 % entre 2014 et 2016.

"La mission première des fraudeurs est de chercher de l’information"

Jean-Pierre Dargent, co-président du syndicat des courtiers de Champagne, rappelle que « 70 % des mails sont porteurs de spams et que 65 % des internautes ont été victimes d’attaques. La mission première des fraudeurs est de chercher de l’information ». Qui va souvent en Israël, l’une des plaques tournantes de la cybercriminalité, où les fraudeurs sont protégés par la non-extradition des ressortissants israéliens. Les virements frauduleux sont également une technique courante. Les banques rappellent qu’elles peuvent geler les fonds au niveau européen 24 à 48 heures après l’attaque. Mais qu’elles sont souvent impuissantes au niveau international.

Outre un appel à la vigilance, les courtiers vont mettre en place des formations obligatoires sur les bonnes pratiques à adopter pour les courtiers de Champagne et leurs salariés.

Protection de la profession : Jérôme Prince, confiant mais prudent

Alors qu’Emmanuel Macron, qui avait voulu libéraliser l’accès à certaines professions dont celle de courtier, est qualifié pour le second tour des Présidentielles, Jérôme Prince, courtier en Bourgogne et président du syndicat national des courtiers, se veut confiant. « Nous ne sommes pas contre la simplification et l’ouverture de notre métier, précise-t-il. Mais il faut agir sans précipitation et s’appuyer sur une expertise. Dans notre dossier, les députés ont joué leur rôle. Nous avons déjà obtenu que la formation reste obligatoire, qu’il y ait un contrôle des connaissances et la création d’un registre des courtiers. Nous espérons que les décrets d’application seront signés à la rentrée 2017. L’accès à la profession est gelé depuis décembre 2015… ».

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