LE FIL

Port des EPI

« Nous en avons assez du cynisme des firmes »

Mercredi 16 novembre 2016 par Bertrand Collard

Bernard Farges, président de la Cnaoc invite les firmes phytos inviter les firmes à venir sur le terrain porter des EPI en plein été.
Bernard Farges, président de la Cnaoc invite les firmes phytos inviter les firmes à venir sur le terrain porter des EPI en plein été. - crédit photo : B. Collard
Lors de son congrès, la Cnaoc revenue sur deux sujets qui l’irritent : l’obligation de porter des EPI pour travailler dans les vignes et l’interdiction des traitements aux abords des habitations.

Bernard Farges n’y est pas allé de main morte. Le 15 novembre, lors du congrès de la Cnaoc, il s’en est pris à la position des firmes phytos qui recommandent le port des EPI (équipement de protection individuelle), tout au long de la saison, pour les ouvriers qui travaillent dans les vignes traitées avec leurs produits.

" Pas d'EPI après le délai de rentrée "

« Nous ne voulons pas d’EPI après le délai de rentrée, a rappelé le président de la confédération des syndicats d’AOC. Aujourd’hui, seules les firmes phytosanitaires sont protégées [juridiquement, NDLR]. Nous en avons assez de leur cynisme, assez d’être pris en otage de leur AMM nous obligeant à nous équiper jusqu’aux vendanges. Quand elles obligent le port des EPI après le délai de rentrée, tout le monde doit enfin comprendre que ce n’est tout simplement pas possible. » Et d’inviter les firmes à venir sur le terrain porter ces équipements en plein été.

La Cnaoc et l’AGPV défendent cette position depuis de longs mois, sans le moindre résultat, pour l’instant. Pourtant, le ministre de l’Agriculture a plusieurs fois donné l’assurance qu’il voulait débloquer la situation.

Pour la Cnaoc, les choses sont claires : si un produit est dangereux au point qu’il faille porter des EPI après le délai de rentrée, il faut l’interdire.

Avant cela, le président de la Cnaoc a rappelé son opposition à l’instauration d’une zone non traitée aux abords de toute habitation. Il est revenu à la charge, avec un nouvel argument. « Nous ne voulons pas de ZNT riverain par voie réglementaire parce que le risque pour les riverains est déjà pris en compte par l’autorisation de mise en marché » des produits phytosanitaires.

Puis il a ajouté « nous devons encourager le bon voisinage, la discussion, le respect de chacun, l’innovation, tout cela sera beaucoup plus efficace qu’une mesure réglementaire démagogique. »

"ZNT riverain : le Parlement a déjà dit non"

Sur cette question de la création de ZNT riverains, le gouvernement a reculé fin octobre. Christine Avelin, directrice du cabinet de Stéphane Le Foll, a justifié ce revirement d’un point de vue politique. Elle rappelé que lors du vote de la loi d’avenir agricole, la question de l’instauration d’une zone non traitée au long des habitations s’était déjà posée. A l’époque, déjà le Parlement s’y était opposé. Le gouvernement s’est rangé à cet avis. C’est à se demander pourquoi le ministère de l’Agriculture a cru bon d’y revenir.

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vanel jean pierre Le 22 novembre 2016 à 19:53:08
Message pour ce qui défendent les traitements chimiques et très DANGEREUX. La population n'a plus de défenses immunitaires jusqu'à quand allez-vous défendre l'utilisation des ces saloperies de produits dans une région où les maladies ne résistent pas aux produits de traitement AB (soufre et cuivre), au Mistral, au soleil et à la sécheresse.Comme faisaient vos grands parents il n'y a pas très longtemps. Regardez les maisons des Villages, elles sont plus belles que les vôtres, sans produits chimiques !!!! Vous empoisonnez la Terre ( grâce à vous elles sont majoritairement mortes) et les gens sont de plus en plus incrédules. Ils ne vont plus vous suivre, La preuve, + 20 % de produits Bio supplémentaires dans les rayons de la GD en 2016.
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