LE FIL

Inauguration de Dionysud

Accès à l’eau, innovation et environnement : trois thèmes pour un salon

Mardi 08 novembre 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 10/11/2016 16:55:15

Daniel Galy, président de la CCI de Béziers, Gérard Julien, directeur général GFA et Jérôme Despey à l'ouverture de Dionysud.
Daniel Galy, président de la CCI de Béziers, Gérard Julien, directeur général GFA et Jérôme Despey à l'ouverture de Dionysud. - crédit photo : Cédric Faimeli GFA
Alors que le ruban officiel de Dionysud a été coupé le 8 novembre, Jérôme Depey, président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault n’a pas manqué de rappeler deux enjeux pour l’agriculture locale. Deux ambitions complétées par une offre de technologies innovantes à découvrir sur Dionysud.

« Notre objectif à travers la 13e édition de Dionysud est de cultiver l’innovation, répondre aux contraintes liées au respect de l’environnement, et partager les nouvelles technologies qui doivent se mettre au service des professionnels » a lancé Gérard Julien, directeur général de Groupe France Agricole (organisateur du salon Dionysud) lors de l’inauguration du salon le 8 novembre. L’accès à l’eau aura marqué les discussions de la délégation officielle, notamment lors de sa rencontre avec BRL. « Sur les 240 000 hectares que compte la viticulture languedocienne, seuls 24 000 ha sont irrigués » a déploré Jérôme Despey, président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, tout en formant le souhait de parvenir à doubler ces surfaces irriguées. Le président a également martelé la nécessité de penser aux zones de l’arrière-pays où le réseau BRL ne délivre pas d’eau. « Dans ces zones, les retenues collinaires sont une solution » insiste Jérôme Despey. Mais, il reste à convaincre les autorités et la Chambre d’agriculture de l’Hérault a lancé une étude (financée par le département) pour déterminer les besoins en matière de retenues collinaires collectives et les lieux de leur implantation possible. « À partir de là, nous aurons une meilleure vision sur les besoins » indique Jérôme Despey. Ce dernier se préoccupe également de l’utilisation du lac du Salagou, construit pour répondre aux besoins de l’agriculture et qui, aujourd’hui, est aussi une aire récréative. « Nous devons débloquer le projet, pour ouvrir le bouton un peu plus longtemps et avoir accès à quelques m3 supplémentaires. Nous vivons en stress hydrique permanent, il y a urgence à trouver une solution » a lancé Guilhem Vigroux, président de la FDSEA de l’Hérault.

Communiquer sur les démarches environnementales

Autre sujet brûlant, la protection de l’environnement que le récent débat sur l'arrêté en matière d'utilisation des produits phytosanitaires a ravivé. « Il y a beaucoup de choses faites pour protéger l’environnement en agriculture et viticulture : nos actions pour développer la confusion sexuelle, ce que nous faisons sur le contrôle des pulvérisateurs, et toutes ces innovations que nous voyons à Dionysud » a estimé Jérôme Despey. Reste que ces initiatives ne sont pas suffisamment partagées auprès du grand public. Ce dont convient Jean-Michel Morin, de Magne SAS, présent sur Dionysud depuis sa création il y a 26 ans. « Toute la filière doit communiquer auprès du consommateur. En tant que distributeurs nous accompagnons les viticulteurs pour les aider à mieux comprendre la maladie et développer les traitements préventifs. Mais les viticulteurs doivent apprendre un argumentaire pour faire face aux objections qui sont parfois revêches. Ils se sentent démunis ». Une thématique sur laquelle Dionysud reviendra le 9 novembre avec la conférence "Démarches collectives en agroécologie ».

 

Pour voir l'inauguration en photo : rendez-vous sur le compte Facebook de Dionysud.

 

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