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Nouvel acteur

InVivo espère accueillir trente caves coopératives en 2016

Mercredi 16 décembre 2015 par Bertrand Collard
Article mis à jour le 18/12/2015 14:35:26

Bertrand Girard, directeur d'Invivo Wine et de Vinadeis (à gauche) et Thierry Blandinières, directeur général d'Invivo
Bertrand Girard, directeur d'Invivo Wine et de Vinadeis (à gauche) et Thierry Blandinières, directeur général d'Invivo - crédit photo : B. Collard
Lors de la présentation de ses résultats 2014-2015, le groupe InVivo a précisé ses objectifs dans le commerce du vin et confirmé son intérêt pour cette filière.

Le groupe coopératif InVivo se porte bien. Lors de son exercice 2014-2015, il a dégagé un résultat courant de 62 millions d’euros, en forte hausse, pour un chiffre d’affaires stable à 5,7 milliards d’euros.
C’est dans ce contexte qu’il s’ouvre aux caves coopératives. Le 15 décembre, lors de la présentation de ces résultats, il a beaucoup insisté sur cette évolution majeure pour lui. « Il y a une volonté des membres fondateurs d’origine céréalière d’ajouter une banche vin », a souligné Philippe Mangin, président d’InVivo. Ce projet devrait être entériné, ce 16 décembre, par l’assemblée générale du groupe. Dès lors, des caves coopératives pourront entrer à son capital.
« Nous observons une forte volonté de nombreuses caves coopératives d’adhérer, a souligné Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo. Nous espérons en accueillir une trentaine durant l’année 2016 », alors qu’InVivo compte 216 coopératives adhérentes à ce jour.
Pourquoi des caves adhéreraient-elles à InVivo plutôt que de vendre simplement leurs vins à ses filiales que sont Cordier à Bordeaux ou les Vignobles du Soleil dans le Gard ? « Parce que nous sommes InVivo », a répondu Thierry Blandinières. Comme une évidence !
« Ces coopératives participeront au développement de la branche vin d’InVivo, a ajouté Bertrand Girard, directeur d’Invivo Wine, la branche vin du groupe. Elles auront une plus forte maîtrise de leur destin que si elles restent dans une relation de client à fournisseur. »

Fer de lance de la montée en gamme du Languedoc-Roussillon

Bertrand Girard a également répondu à une critique souvent formulée contre Vinadéis (ex-Val d’Orbieu-Uccoar), qu’il dirige et qui fait déjà partie d’Invivo Wine : cette union de coopératives basée à Narbonne est en effet marquée comme un spécialiste des vins à bas prix.
« Nous sommes leader et fer de lance de la montée en gamme du Languedoc-Roussillon, s’est défendu Bertrand Girard. Nous sommes le plus gros acheteur d’AOP du Languedoc. Nous commercialisons 45 domaines et châteaux en mise à la propriété, une activité avec laquelle nous réalisons 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette année, nous avons obtenu 115 médailles pour l’ensemble de nos vins. Qui peut en dire autant ? »
Et d’ajouter : « Nous espérons arriver à 500 millions d’euros de chiffre d’affaires le plus rapidement possible », alors qu’il se situe aujourd’hui aux alentours de 370 millions d’euros.

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