Accueil / / Loi de santé publique : l'ANPAA s'attaque aux noms de cuvées
Loi de santé publique : l'ANPAA s'attaque aux noms de cuvées
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Loi de santé publique : l'ANPAA s'attaque aux noms de cuvées

Par Marion Ivaldi Le 11 décembre 2014
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Loi de santé publique : l'ANPAA s'attaque aux noms de cuvées
L

es noms de cuvée "plaisir" ou "Nuits d'ivresse" seront-elles interdites par la future loi de Santé publique ? C'est en tout cas, ce que propose l'Association nationale pour la prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA). Son président, Alain Rigaud a rencontré le 3 décembre le député PS Olivier Véran, rapporteur sur la loi de santé publique (qui devrait être débattue en mars ou en avril à l'Assemblée Nationale). Au cours de ce rendez-vous, le président de l'ANPAA a présenté neuf amendements soutenus par l'Association, faisant preuve d'une certaine dextérité à s'adoner à l'exercice de lobbying. Si la plupart des amendements reprennent les positions traditionnelles de l'Association de prévention, il en est un qui est une véritable surprise. Il s'attaque en effet aux noms des cuvées, dont certaines sont accusées de contourner la loi Evin en évoquant de trop près le champs lexical lié à l'hédonisme. Jamais l'ANPAA n'avait affiché une telle volonté de contrôle et d'intrusion. Elle souhaite "revenir à l'esprit originel" de la loi Evin, fait-t-elle savoir mais, avec cette proposition, l'ANPAA va incontestablement plus loin et s'attaque à la liberté des entreprises de choisir le nom de leurs vins.

L'ANPAA formule d'autres propositions qu'elle a déjà soutenues par le passé. Elle remet ainsi le couvert avec l'encadrement de la publicité sur Internet et propose d'autoriser son usage aux seuls producteurs pour présenter et vendre leurs produits. Cette proposition exclut de facto les réseaux sociaux, relais incontournables de la communication sur Internet. L'ANPAA met les bouchées doubles pour défendre cette restriction et tire un signal d'alarme dont le ton peut paraître un brin caricatural. La loi Hôpital, Patients, Santé et territoire de 2009 (ndlr : qui a autorisé la publicité sur internet) "a ouvert une brèche dans laquelle les annonceurs se sont engouffrés. En 2013, le constat est alarmant : la toile est littéralement envahie de publicités en faveur des produits alcooliques" déplore l'association.

Autre amendement de l'ANPAA : harmoniser la taxation des boissons alcooliques. L'association remarque l'hétérogénéité de la fiscalité. Spiritueux et bières ont en effet été soumis à une augmentation des taxes récemment. Le vin a pour l'instant été épargné. L'association indique que "dans un souci de cohérence, il serait pertinent d'appliquer un système de taxation homogène qui se base sur les unités d'alcool contenues et non plus sur la nature ou l'origine de l'alcool". Une revendication qui trouvera sans aucun doute un échos auprès des spiritueux...

 

Crédits photo : étiquette cuvée plaisir

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (3)
hyllos Le 20 décembre 2014 à 19:04:28
La chose que je me suis toujours demandé, c'est pourquoi une campagne n'est pas lancée contre l'ANPAA, qui possède un pouvoir démesuré. De surcroît, elle est financée par des fonds publics et il est facilement démontrable que ses actions n'ont pas le moindre effet positif sur la consommation d'alcool... voire même pire, puisque depuis le passage de cette loi liberticide, les habitudes de consommation se sont dégradées !!
Signaler ce contenu comme inapproprié
thierryvh Le 13 décembre 2014 à 13:40:41
fou je ne sais pas... mais vu le coté extrême de certaines situations, الشاي بالنعناع فيف
Signaler ce contenu comme inapproprié
stefcom Le 13 décembre 2014 à 11:38:34
Sont ils complément fou les francais? Ou seulement les politiciens/l'ANPAA??
Signaler ce contenu comme inapproprié

© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé