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Dr. Eugenio Sartori : « je préfère un cépage monogénique qui donne un bon vin qu'un polygénique qui en donne un mauvais »
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Dr. Eugenio Sartori : « je préfère un cépage monogénique qui donne un bon vin qu'un polygénique qui en donne un mauvais »

Par Alexandre Abellan Le 03 décembre 2014
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Dr. Eugenio Sartori : « je préfère un cépage monogénique qui donne un bon vin qu'un polygénique qui en donne un mauvais »
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ondée en 1930, la pépinière Vivai Cooperativi Rauscedo (VCR) voit ses 200 coopérateurs planter chaque année plus de 90 millions de pieds de vignes dans le Frioul. Les chiffres de ventes de vente de la coopérative sont à la hauteur de ces mises en terres : 64 millions de plants vendus sur la campagne 2013-2014. « Un record historique » souligne le docteur Eugenio Sartori, directeur de VCR, qui n'est pas peu fier de préciser que « 28 millions de plants sont vendus à l'export : plus de 10 millions en Espagne, 5 à 6 millions en Californie, moins de 5 millions en France, autant au Portugal... » Et pour lui ces ventes sont encore appelées à croître, il dottore misant tout particulièrement sur les cépages résistants* qui ont été développés en partenariat (et en exclusivité) avec l'Institut de Génomique d'Udine. Une fois que ces hybrides résistants à l'oïdium et au mildiou seront inscrits au catalogue italien (ce qui devrait arriver dans les prochains jours, après validation de leur dénomination), il espère vendre à terme un à deux millions de ces plants. La question sera alors celle des marchés cibles, ces cépages ayant une résistance monogénique. « En Italie nous avons le même objectif de création de variétés polygéniques. Mais il faut que les vins obtenus soient bons. Je préfère un cépage monogénique qui donne un bon vin qu'un polygénique qui en donne un mauvais : seul le premier contente le vigneron et le consommateur ! » Et pour appuyer le propos, Eugenio Sartori fait goûter les résultats de ses microvinifications de cépages résistants aux visiteurs s'arrêtant à son stand du salon Vinitech. « Il faut abattre l'idée que les hybrides ne donnent pas de bons vins : ils sont très bons organoleptiquement et il n'y a pas de problèmes d'alcool méthylique ou d'arômes foxés... » assène-t-il.

Créé en 2002, VCR France est dirigée par Loïc Breton. Après l'achat cet été de 20 hectares à Estagel (Gard), l'objectif de la filiale est de porter à 50 hectares cet outil de production de vignes mères de greffons (voire de porte-greffes). « Les salons importants comme le Sitevi, Vinitech ou Vinitaly, permettent de donner de la visibilité : on n'y vient pas pour vendre un produit, mais l'entreprise » ajoute le docteur Eugenio Sartori. Il faut dire que la pépinière VCR manque actuellement de plants. « Mais si on ne peut satisfaire un client aujourd'hui, peut-être qu'on le pourra l'an prochain » conclut il dottore.

 

 

* : sa production de Regent, l'hybride allemand, ne correspondant plus aux marchés, VCR vend exclusivement des plants de la variété Vitis vinifera.

 

 

[Photo : Eugenio Sartori ce 2 décembre sur le stand de VCR sur le salon Vinitech (Bordeaux]

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