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Recruter un VIE pour soutenir ses ventes à l’export

Par Ingrid Proust - Ligérienne de Presse Le 07 juillet 2008
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Recruter un VIE pour soutenir ses ventes à l’export
L
’embauche d’un Volontaire international en entreprise peut être une solution avantageuse pour développer un marché export où l’on déjà quelques contacts.


L'embauche d'un volontaire international en entreprise peut-être une solution avantageuse pour développer un marché à l'export. (© Viti-net) Comment augmenter ses ventes à l’export lorsque l’on est un vigneron indépendant sans moyens suffisants pour embaucher un agent commercial à l’étranger ? La solution peut être l’embauche d’un V.I.E pour Volontaire international en entreprise, un dispositif créé en 2001 par l’Etat et qui est géré par Ubifrance, l’agence française pour le développement international des entreprises.

L’entreprise, qui doit au préalable décrocher un agrément, confie à un volontaire, âgé de 28 ans maximum, une mission professionnelle à l’étranger, sur un pays, pour une période de 6 à 24 mois : étude de marchés, prospection, animation d'un réseau de distribution, support technique d'un agent etc. ”En moyenne, le coût annuel d'un V.I.E en Europe s'élève à 20 000 € HT pour l'entreprise”, précise Ubifrance.

Une prospection d'abord, un VIE ensuite

Jean-Claude Rieflé, à Pfaffenheim en Alsace, a confié une mission à une V.I.E sur 13 mois aux États-Unis. Le coût à la charge du domaine a dépassé les 20 000 € mais le vigneron ne regrette pas son investissement : “le travail de notre V.I.E a été plus que satisfaisant. La jeune femme que nous avons recrutée a visité les distributeurs pour le compte de l’importateur que nous avions aux États-Unis, sa mission était de motiver les troupes de cet importateur. Nos ventes ont progressé de 6%. A la fin de son contrat, elle a été embauchée par notre principal distributeur qui est devenu notre importateur.”

La formule du V.I.E séduit nombre d’entreprises par sa simplicité : “tout se passe par Internet. Tous les mois on fait un virement à Ubifrance”. L’octroi d’aides à l’embauche d’un VIE n’est également pas étranger à son succès. “L’indemnité du V.I.E est à notre charge mais nous avons réussi à bien optimiser l’ensemble des aides possibles : celles de la région, de l’assurance prospection Coface, le crédit d’impôt, explique Jean-Claude Rieflé. Néanmoins, notre V.I.E devait se déplacer sur l’ensemble des États-Unis d’où un certain budget pour les frais de déplacement”.

Le vigneron alsacien estime cependant qu’un V.I.E ne peut être véritablement efficace sur un marché que l’on a jamais encore “travaillé” : “il ne faut pas fonder des espoirs sur le V.I.E pour recruter des importateurs et distributeurs si vous n’avez jamais prospecté dans le pays et que vous n’avez encore personne. Au départ il faut y aller soi-même et ensuite le V.I.E peut soutenir les ventes.”


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