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La cave de Tain citée en exemple
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Réussite d’une démarche coopérative viticole
La cave de Tain citée en exemple

Par Nathalie petit Le 29 mai 2006
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La cave de Tain citée en exemple
I
nvestissements lourds, évolutions et suivi des itinéraires techniques, les travaux engagés depuis dix ans par la cave de Tain l’Hermitage pour la qualité assurent aujourd’hui à ses adhérents de meilleurs revenus que par le passé. Exemple d’une démarche de remise en question et de constante progression.


La cave coopérative de Tain, située dans la région des Côtes du Rhône septentrionales, présente une particularité : elle est propriétaire de 25 ha de vignoble (© Viti-net) Historiquement, la cave coopérative de Tain, située dans la région des Côtes du Rhône septentrionales, présente une particularité : elle est propriétaire de 25 ha de vignoble, suite au legs effectué en 1967 par le fondateur Louis Gambert de Loche de ses propres hectares de vigne. Peut-être cette conduite n’est elle pas sans lien avec la réussite de la cave et son aptitude à avoir su anticiper les évolutions à la fois techniques et commerciales. Ainsi, dès 1991, une expérimentation était menée sur des parcelles de la propriété coopérative qui avait déjà mis en évidence le rôle de la surface foliaire sur la qualité des raisins.

Garantir un revenu aux adhérents

La Cave de Tain l’Hermitage commercialise trois gammes distinctes de produits en plus des vins de consommation courante

**Vins de cépage, vins de pays des collines rhodaniennes : vins de cépage Syrah et Marsanne

**Gamme classique qui couvre les 5 AOC.

**3ième gamme prestige issue de la sélection parcellaire sur des vignes qui ont au moins 20 à 25 ans d’âge. La cuvée prestige a pour ambition de défendre la notoriété de la coopérative

Volume total de la cave : 50 000 hl
Vinification de la moitié du volume total des côtes du Rhône septentrionales
Un kilo de raisin en Crozes Hermitage va donner une rétribution  au viticulteur de l’ordre de 2 €
Un kilo de raisin en Hermitage va donner une rétribution au vigneron de l’ordre de 5 à  6 €
A la cave de Tain, le rendement est limité à 45hl/ha et depuis deux ans, la coopérative ne prend plus les 10% de PLC (plafond limite de classement).

Aujourd’hui, la cave est en pleine réflexion pour adapter le système de rémunération aux adhérents en intégrant pour une part les pratiques culturales de la vigne. « Jusqu’à présent, le système de rémunération s’appuie sur le résultat au poste de réception des raisins : pour une part intervient la qualité sanitaire des baies (observation visuelle) et pour une autre part la maturité mesurée par réfractomètre », explique Daniel Brissot, responsable du vignoble de la cave de Tain et du conseil technique aux adhérents. « Nous voudrions le faire évoluer en allant plus sur le vignoble et en intégrant les pratiques culturales techniques. »
La cave de Tain rassemble 390 adhérents pour une superficie de 1200 ha dont 1000 ha sur 5 Aoc (Appellations d’origine contrôlée) Hermitage, Crozes Hermitage, Saint Joseph, Cornas et Saint Peray, les 200 ha restants étant en vins de table et de pays. « Depuis dix ans, la cave a réalisé de gros investissements qualité tant en amont sur la recherche de pratiques optimales que dans la conduite oenologique », développe Benoît Muller, responsable du caveau de la coopérative de Tain. La qualité des vins n’a dès lors cessé de progresser. « Depuis quelques années, les progrès et la régularité de la cave de Tain sont impressionnants », notent les critiques du Gault & Millau. « Le positionnement des gammes, parmi les mieux placées en rapport qualité/ prix associée au fait que nous privilégions des petits volumes nous permet de garantir un revenu à nos adhérents même aujourd’hui en ces temps de crise », souligne Benoît Muller. La cave s’est dotée d’un matériel de sélection de vendange pour la sélection parcellaire, d’une cuverie inox composée de 37 cuves de 700 hl entièrement thermorégulées, réparties en deux niveaux, le haut pour la vinification et le bas pour le stockage. L’achat de deux robots pigeurs permet une meilleure extraction de la matière première. « Nous avons aussi investi dans plus de 2000 barriques pour l’élevage en fûts de chêne : tous nos vins rouges en AOC subissent systématiquement une période d’élevage en fût adaptée à l’appellation. Enfin la cave a acquis une chaîne d’embouteillage et de stockage, nous sommes passés de 1 à 4 millions de bouteilles commercialisées », poursuit Benoît Muller. « Nos efforts qualitatifs sur l’ensemble de la chaîne ont été validées par la certification et l’obtention en avril 2004 de la norme Iso 9001 version 2000. »

Des efforts de prospection à l’exportation

La cave intensifie par ailleurs ses efforts de prospection à l’exportation et la part du chiffre d’affaires export n’a cessé d’augmenté. « Notre objectif est d’atteindre 50% du chiffre d’affaires réalisé à l’export », souligne Benoît Muller. « Aujourd’hui, notre commercialisation se répartie pour 13% en vente directe au caveau, 22 % en grande distribution, 10% en Chr, 10% grands comptes (Métro, Nicolas, Promocash) et 30% à l’export. Des pôles en développement s’orientent vers le Bénélux, la Scandinavie, l’Allemagne, conjointement à un travail de fond mené aux États unis et en Asie.»


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