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rançois Millo, directeur du Conseil interprofessionnel des vins de Provence, est intervenu lors des Rencontres nationales des Vignerons indépendants, en avril dernier. Il est revenu sur les principales raisons du succès rencontré actuellement par le vin rosé.
François Millo a rappelé que la qualité des rosés produits a considérablement augmenté ces dernières années. (© Terre-net Média) François Millo, directeur du Civp, identifie trois raisons principales au développement du vin rosé : la première est liée à « la révolution qualitative » de ces dernières années, avec le constat d’une nette progression dans la qualité des rosés produits. « Le vin rosé n’est plus considéré comme un sous-produit par les vignerons mais comme une spécialité en elle-même, les vignerons travaillent donc mieux », a t-il argumenté.
Le changement dans les habitudes alimentaires est la seconde raison : « on est passé à un repas mono-plat, souvent froid, avec beaucoup de saveurs, d’exotisme, venant du monde entier », poursuit celui-ci.
Enfin, le rosé n’a pas été un vin codifié, le consommateur s’est donc trouvé plus libre pour choisir, avec des associations mets/vins « plus faciles » que pour les vins rouges. « Le développement du rosé s’est fait par les consommateurs, pas par les prescripteurs », a ajouté François Millo. S’adressant ensuite à la presse et aux critiques du vin : « il faut lui conserver cette liberté ! Alors s’il vous plaît, que cela continue. Ne leur dites pas avec quoi tel vin s’associe !»



