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Bordeaux : les primeurs 2012 vus (et critiqués) depuis les Etats-Unis

Par Eva Dujardin Le 01 juillet 2013
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Bordeaux : les primeurs 2012 vus (et critiqués) depuis les Etats-Unis
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lors que la campagne des primeurs 2012 n’est pas terminée, les détaillants américains livrent leurs premières impressions. Ceux-ci ont un avis plutôt mitigé sur la campagne. Certains détaillants sont optimistes, comme Dennis Overstreet (Beverly Hills Wine Merchant), qui déclare avoir enregistré la plus forte demande depuis 3 ans. Michael Binstein (Binny's Beverage Depot) souligne que cette campagne a permis de rétablir des prix raisonnables. Dans l’ensemble, on peut effectivement observer une réduction des prix de 25 à 35 % (pour en savoir plus, cliquer ici). Les baisses les plus notables concernent  les Châteaux Valandraud et Margaux qui affichent respectivement une baisse de 35 et 34 % par rapport aux prix de 2011. Au contraire Château l’Angélus et Château Pavie voient leurs prix augmenter de 28 et 57 %, augmentation due à la montée de ces châteaux dans le classement de Saint Emilion.
D’autres détaillants sont par contre plus alarmistes. C’est le cas de Calvert Woodley (Calvert Woodley Wines & Spirits) qui affirme que ses ventes en primeur 2012 sont quasi inexistantes. Pour Gary Fisch (Gary's Wine & Marketplace) il est inutile de se précipiter, car actuellement l’absence de demande suggère que beaucoup de vins seront disponibles dans les années à venir et que l’achat précoce ne permettra pas de faire des économies. Shanken News Daily a demandé a ces détaillants les conseils qu’ils pourraient donner aux producteurs bordelais, et leurs réponses sont parfois cinglantes.
Pour Michael Binstein, les Bordelais n’ont pas de vision stratégique à long terme, ils se contentent d’une perspective sur 12 mois. Or pour lui c’est choisir la facilité « Tout le monde peut avoir une bonne année, mais ce n’est pas à la portée de tout le monde d’avoir une bonne décennie ». Gary Fisch s’interroge sur la raison d’être des primeurs « Le détaillant qui a assumé une grande partie du risque de fluctuation des devises et du risque d'instabilité économique en échange d'un meilleur prix ne s’y retrouve plus forcément. Maintenant, les prix en primeur ne sont pas sensiblement inférieurs aux prix offerts deux ans plus tard à la livraison. L’intérêt des primeurs en est donc fortement amoindri ». Pour Ed Sands (Calvert Woodley Wines and Spirits), le problème vient aussi des prix qui, pour lui, ne sont pas compatibles avec la qualité. De plus il rajoute que « Bordeaux aurait une vision trop restreinte de son marché et ne ferait pas assez attention à la concurrence ».  
 
 
 
[Sources : shankennewsdaily.com et winespectator.com, Photo : Château Angélus] 
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