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Des bloggeurs et des journalistes
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Des bloggeurs et des journalistes

Par Michel Remondat Le 28 janvier 2012
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Des bloggeurs et des journalistes
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our qu'il y ait de grands vins, il faut, comme le dit si bien Denis Dubourdieu, des vignerons pour produire ces grands vins, des commerçants qui sachent les vendre, des consommateurs qui aient envie de les acheter, et quatrième condition des critiques du vin pour les évaluer, les noter : « Des bloggeurs et des journalistes » . Ce n'est pas une fable mais un drame probable en 3 actes et raconté en 10 lignes :
1) D'abord l'apparition d'Internet, des bloggeurs, des réseaux sociaux (tout le monde peut donner son avis, avec ou sans talents, souvent sans expériences et sans expertises, et toujours pour faire son autopromotion !)
2) Puis crise de la presse et en particulier de la presse du vin (moins de 300 journalistes écrivent sur la vigne, sur le vin, sur la gastronomie, en France !) Pas d'argent, pas de moyens, pas d'indépendance, pas d'audace.
3) Et au 3ème et dernier acte, disparition de l'art de la critique du vin... Perdu par la multiplicité des références, des origines, des prix, le consommateur perd confiance et se protège en réduisant ses achats de vins !
Pour éviter le drame, journalistes et éditeurs, du papier ou du numérique, devraient se réunir pour redonner un sens au journalisme du vin, redéfinir l'art de la critique. Enfin, il faudra accepter une certification des acteurs de la critique, de la notation, par une Autorité, sinon les technologies du numérique pourraient imposer la dictature d'une démocratie virtuelle.
 

Lire la elettre n°503

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Tous les commentaires (5)
JeanClaude Le 18 juin 2012 à 20:05:14
Les Blogueur qu'ils soient objectifs ou non ont au moins le mérite de parler simplement du vin il rende tout ces "Grands Vins" intimidant accessible à tout le monde. Ce qui est loin d’être le cas de toute les critiques qui s'autoproclame spécialiste et qui croit savoir tout mieux que les autres sous prétexte qu'ils connaissent 3 ou 4 termes techniques, la majorité des critiques de guide ont perdu la passion du vin. Il ne juge les vins que sur des aspect stricte et très objectif...alors que le vin c'est avant tout du subjectif !! Arrêter de croire qu'il faut rendre le vin inaccessible si vous voulez que le peuple reboivent du vin, arrêter de lui faire peur en lui faisant croire que seul l’élite est capable d’apprécier un vin !!!! Ça aujourd'hui seul les Blogueur arrivent à le faire... oui critique plein de grandes études vous pouvez avoir peur car le petit peuple commence a comprendre votre fumisterie il commence à comprendre que le vin il suffit de l'aimer simplement !!!
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R?seau Vins Le 08 mars 2012 à 08:35:46
Au moment ou l'"ancien Monde" comprend que l'heure n'est plus à l'élitisme des buveurs d'étiquette en portant ses efforts sur le développement de l'oenotourisme et d'ouverture vers une clientèle de "découvreurs", voila que renait le débat "du bon critique et du mauvais critique...". J'ai croisé tant de dégustateurs plus célèbres par leur carnet d'adresse que par leur objectivité que j'en suis réduit à une devise :"je ne crois que ce que je bois". Continuez donc à vous tirer dans les pattes entre bloggeurs et journalistes, je conduirai les dégustateurs jusque chez le vigneron qui leur expliquera ce qu'il y a dans la bouteille et pas ce qu'il y a autour...(et bravo Luc !) Thomas
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Vinodis Le 30 janvier 2012 à 09:20:02
Grande nouvelle du jour, voire de l'année : Il faudra donc être journaliste accrédité pour écrire son avis sur le vin et son monde tellement fermé, qui ne désire qu'une chose : S'ouvrir au commun des mortels ! D'ailleurs, il faut savoir que les études de journalisme (le vrai, l'officiel comme vous le préconisez !) s'étendent sur 5 ans dans quelques universités nationales (en Belgique, du moins) afin d'obtenir un diplôme pour travailler dans un grand journal national ou d'investigation sous le couvert d'un rédacteur en chef qui recevra des instructions des actionnaires ayant pour seul motivation de faire plaisir aux clients payant des campagnes publicitaires. Quel est donc l'inconscient qui usera le fond de son pantalon sur les bancs d'université pour ensuite lire et retranscrire les dépêches de l'AFP (ou Belga) ? D'un autre côté, le blogueur est un véritable passionné qui a souvent une activité principale, visite des vignobles durant ses congés, rencontre des vignerons, ne vend pas nécessairement des vins, a pour seule auto-promotion le remboursement l'hébergement de son blog, parle des vins qu'il aime ou n'aime pas nécessairement, pousse des coups de gueule sur des pratiques peu orthodoxes, ... Entre nous et soyez honnêtes svp : Préférez-vous lire les billets d'une personne passionnée ou d'une personne qui écrit pour gagner sa croûte à la fin de chaque mois ? Je ne reviendrai pas sur l'argument de Frédéric que je partage à 100% ! Cette phrase "sinon les technologies du numérique pourraient imposer la dictature d'une démocratie virtuelle." me fait d'ailleurs bien rire car la solution que vous préconisez va d'ailleurs dans le même sens ! Excusez-moi si je n'ai pas compris le sens de votre article et si vous visez des blogueurs en particulier. Si c'est le cas, essayez d'être plus précis dans vos propos ! N'hésitez pas à me contacter (vous avez toutes mes coordonnées) si vous voulez en discuter.
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luc Le 30 janvier 2012 à 09:12:40
Comment peux-t-on écrire ça !!!! Tous les vins racontent une histoire, à chacun de l'écouter et de l'apprécier ou pas et de la partager. Personne n'a le droit de dicter les émotions des autres, fussent-ils d'illustres sommeliers certifiés ! Assez de ces guides qui ressemblent à un dictionnaire de synonymes de couleurs, odeurs et saveurs ! Revenons à l'essentiel : l'âme du vin !
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Frederic Le 30 janvier 2012 à 08:43:18
Un billet qui a de vieux relents nauséabonds de censure. Un expert, un blogueur ou un journaliste est un homme et ils boivent le même vin. Chacun a le droit de donner son avis et de l'exprimer comme bon lui semble tant qu'il ne tombe pas dans la diffamation. On appelle cela la liberté d'expression. C'est l'une des valeurs fondamentales de notre pays et certains feraient bien de relire la déclaration des droits de l'homme.
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