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Vrac : les prix des vins de Bergerac restent au-dessus des bordeaux génériques

Par Vitisphere Le 14 décembre 2010
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Vrac : les prix des vins de Bergerac restent au-dessus des bordeaux génériques
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st-ce Bordeaux qui est bas ou Bergerac qui monte ? Toujours est-il que, côté dialogue interprofessionnel et niveau des cours, Bergerac semble mieux loti que son voisin. La campagne de promotion lancée en 2000, « Nous, les bergeracs ! », semble avoir contribué à améliorer l'image du vignoble, en cohérence avec une amélioration de la qualité des produits. « C'est peut-être de l'orgueil, mais nous constatons que nos vignerons s'appliquent et, au bout, il y a un client », résume François Gérardin, le président du Conseil interprofessionnel des vins de la région de Bergerac (CIVRB).

Dans la grande distribution, Bergerac est à la 7ème place au classement des appellations les plus vendues. Et signe une réelle montée en gamme, de "bonne affaire" à 1,5 € pour passer en "bonne surprise" à 2,5-3€. « Manifestement, depuis quelques années, Bergerac a conquis des parts de marché qui lui sont propres », analyse Pierre-Henri Cugnaud, le directeur de la Fédération des vins du Bergeracois. Et pour chacun de ses vins (côtes-de-bergerac blanc sec , rosé, rouge et moelleux, monbazillac, pécharmant, rosette...). Cette année, le négoce a commencé à s'intéresser aux moelleux dès le mois d'août : « Signe que le produit à un intérêt pour le négoce », explique François Gérardin.

Depuis deux campagnes commerciales, le prix de base du tonneau de bergerac rouge se négocie en moyenne à 770 € contre 700 € pour le bordeaux générique. Certes, le cours du vrac bordelais affiche une fourchette de prix plus large (jusqu'à 1 100 euros contre 900 en Dordogne). Toujours est-il que, par rapport aux difficultés que rencontre actuellement le dialogue interprofessionnel à Bordeaux, vignerons et courtiers de Bergerac ont arrêté et défendent ensemble la limite de 750 € du tonneau et l'objectif de se rapprocher des 800 euros.
Dans Sud-Ouest, Adrien Vergnolle pose la question : "Bergerac aurait donc (enfin ?) les moyens de ne pas se laisser entraîner par la crise bordelaise ?" Avec le soutien des courtiers et des négociants, qu'il faut stimuler : « Certains courtiers disent "Bordeaux va déstocker, le marché va s'écrouler". Nous disons que c'est entièrement faux, et qu'il faut nous faire confiance. » explique Paul-André Barriat, le président de la Fédération des vins bergeracois, « Pour les négociants, ce n'est pas une mauvaise affaire d'acheter du bergerac », explique Paul-André Barriat. « Certains ont peur qu'il leur en reste sur les bras : on prend le pari que non. »
Des paris qu'on lance et des dés qu'on jette, conclue Pierre-Henri Cugnaud : « Si un jour quelqu'un écrit l'histoire du vignoble, il dira que nous vivons un moment clé… »

[Source : Sud-Ouest ]
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