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Avis d'Experts : le marché japonais du vin en trois mots-clés

Par Vitisphere Le 13 décembre 2010
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Avis d'Experts : le marché japonais du vin en trois mots-clés
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’Observatoire viticole de l’Hérault a réuni un riche panel d’experts pour parler du marché japonais du vin : « il faut retenir deux mots-clés pour ce marché : l’exigence et la précision. Si vous réussissez au Japon vous pourrez réussir partout ailleurs en raisin de l’exigence et de la précision totalement uniques des Japonais en matière de vin. C’est donc le meilleur des tests ; et, une fois que vous êtes implanté, c’est un marché fidèle, qui règle rubis sur l’ongle, sans doute le meilleur marché du monde », résume Frédéric Brochet, animateur de la conférence, Directeur des Achats Vins chez Fauchon et propriétaire en Vendée du domaine Ampelidae.
Pour Charles Durand, Directeur Japon de la Sopexa, il faut également retenir que le marché du vin au Japon est un marché de niche à grande échelle. Le vin partage avec d’autres vins de fruit 3 % du marché japonais des alcools. La consommation japonaise de vin représente 2,4 l/an/habitant. Sur ce marché, cohabitent des attentes de masse et celle d’une poignée d’amateurs quant à aux aussi éclairés que bien des experts français. L’Espagne et le Chili ont su marquer des points sur la clientèle de masse, par une concurrence sur les prix où les contrats FTA entre le Chili et le Japon ont donné un avantage compétitif décisif aux vins du premier. La France s’est maintenue, notamment grâce au rayonnement tout particulier de ses vins, qui va de pair avec l’impératif de ne pas décevoir de hautes attentes. Les vins français ont donc une carte propre à jouer sur le marché japonais, « le marché le plus mature d’Asie. Un marché sur lequel il faut être irréprochable. Votre présence sur le marché japonais vous facilitera vraisemblablement la prospection dans d’autres pays d’Asie », précise Charles Durand.

Qu’entend un Japonais par « être irréprochable » ? « Un Japonais vous renverra un produit pour non-conformité pour des détails que vous n’aurez même pas vus. C’est normal. Ce qu’on appelle chez nous le souci du détail, et qui est poussé à l’extrême au Japon, c’est la quête de la perfection. Parce que la perfection, c’est Dieu. Et que le client, au Japon, n’est pas seulement roi, il est Dieu. Voilà pourquoi un produit imparfait ne saurait donner satisfaction à votre client importateur. Et lui-même ne pourra le vendre, puisqu’il est imparfait, à son client grossiste », explique Charles Durand.
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