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Vins de Bordeaux 2009 en primeurs : les acheteurs craignent un retour aux prix du millésime 2005

Par Vitisphere Le 01 avril 2010
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Vins de Bordeaux 2009 en primeurs : les acheteurs craignent un retour aux prix du millésime 2005
C
omment s'y retrouver ? D'après les experts français et anglophones les plus renommés, le millésime 2009 présente dès aujourd'hui des tannins fondus et un fruit avenant : pas encore élevés, loin d'être mis en bouteille, les vins de Bordeaux de ce millésime seraient à la fois aptes à la garde et à boire dès les premières années qui suivront leur mise sur le marché... Quelques dégustateurs font exception en mettant en avant le risque, pour ce millésime, de ne pas bien vieillir par manque d'acidité. Les critiques sont cependant si élogieuses dans l'ensemble que les acheteurs mettent déjà Bordeaux en garde contre la tentation de revenir aux prix de 2005 !

De l'aveu des propriétaires (et notamment d'Hubert de Bouard, du Château Angélus, cité par decanter.com), les prix anticipés avant le début des dégustations s'alignaient 15 % en-dessous des prix de 2005. Or les louanges chantées durant la semaine écoulée auraient réduit cet écart à néant.
Pour Chris Adams, PDG de Sherry Lehmann (NYC), "en dépit de la qualité du millésime 2009, l'économie ne va toujours pas bien. Oui c'est un grand millésime, mais comment pourrai-je le recommander à mes clients alors que les 2005, 2006 et 2007 sont si peu chers ? Si vous achetez en primeurs, il faut être convaincu que vous faîtes une bonne affaire par rapport aux prix de sortie et après ce qui s'est passé sur les récents millésimes, ce n'est pas certain."
Corinne Mentzelopoulos (Chateau Margaux) a quant à elle déclaré à Decanter.com n'avoir "aucune idée des prix du millésime 2009. Nous avons descendu les prix de 2008 de 45 %. Après cet effort, les prix vont remonter. Mais je ne saurais vous dire jusqu'où. C'est au marché de décider."

Le marché est justement très attentif aux commentaires des experts et la demande est au rendez-vous : Decanter marque d'ailleurs des points et traduit pour la première fois l'ensemble de ses reportages sur les primeurs en mandarin simplifié, pour mieux guider la demande chinoise.

Bordeaux pourrait donc faire fi des recommandations du négoce, récemment traduites dans nos colonnes par le créateur de SOVINAT, Jean-Christophe Estève (cliquez icic pour relire ntore article). C'est peut-être le moment de choisir des millésimes moins côtés, plus prêts à boire, en tout cas de ne pas se laisser entraîner par la frénésie ambiante, comme le recommandait récemment Angélique de Lencquesaing (iDealWine) également dans nos colonnes (cliquez ici pour relire notre article).
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