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Traitements de la vigne : peut-on limiter l'usage du cuivre à 4kg/ha/an ?

Par Vitisphere Le 27 janvier 2010
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Traitements de la vigne : peut-on limiter l'usage du cuivre à 4kg/ha/an ?
D
ans le cadre de la conférence de l’Agence Bio au salon Millésime Bio, Monique Jonis, en charge à l’ITAB des questions regardant la santé des plantes, a fait un point sur la question de l’usage du cuivre en viticulture, après l’inscription du cuivre à l’Annexe I de la directive 91/414 du Conseil de l’Europe du 15 juillet 1991, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, par la directive 2009/37 CE de la Commission du 23 avril 2009.

En prévision de l’adoption de ce texte, l’AFSSA a été consultée et a émis le 10 novembre 2008 un avis précisant les conditions d’utilisation du cuivre susceptibles de présenter un risque « acceptable » pour l’environnement. D’après l’AFSSA, si l’utilisation du cuivre présente un risque sérieux pour les oiseaux, les mammifères, les organismes du sol (lombrics) et les organismes aquatiques, le risque est acceptable à si l’utilisation est limitée à 8 applications par an maximum de la dose de 0,5kg/ha (soit 4kg/ha/an). Ce dernier point reste en discussion à l’heure actuelle, dans l’attente de données supplémentaires.

En l’état actuel des choses, les traitements homologués prévoient des doses par traitement comprises entre 0,6 et 1 kg. En ce qui concerne la viticulture biologique, les doses de cuivre autorisées par les cahiers des charges doivent, depuis le 1er janvier 2006 ; être inférieures à 6 kg /ha/an, avec la possibilité, pour les cultures pérennes, de lisser les quantités de cuivre apportées sur 5 ans.
Les discussions sont en cours et l’ITAB, notamment, considère que la limite annuelle de 4kg/ha est nettement insuffisante, pour la vigne comme pour d’autres cultures. Monique Jonis précise « l’approche de l’AFSSA reste théorique et ne tient pas compte des réalités de l’agriculture bio, dont les effets positifs sur l’environnement équilibrent et limitent l’impact de l’utilisation du cuivre. L’adoption de la dose la plus basse testée comme norme maximale repose sur le seul principe de précaution, appliqué à des hypothèses de laboratoire. Tous les usages du cuivre à la vigne sont censés être couverts, or on sait que pour lutter contre les bactérioses, qui sont des maladies de quarantaine, un traitement est inefficace à moins de 800g. En dix ans on a su passer de doses moyennes annuelles de 7,5 kg/ha à 5 ou 6 kg/ha. C’est une progression réaliste et qui s’appuie sur une démarche globale. Passer d’un coup à 4 kg est quelque chose qu’on ne sait pas faire, surtout les années de forte pression. »

Il reste un peu de temps pour s’adapter : le règlement européen s’applique aux homologations de produits phytosanitaires et la date limite de ces réhomologations pour les produits cupriques est fixée au 31 mai 2014.
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