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Face à la crise, le Beaujolais resserre les liens avec la Bourgogne

Par Vitisphere Le 12 août 2008
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Face à la crise, le Beaujolais resserre les liens avec la Bourgogne
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our faire face à la crise, le Beaujolais resserre les liens avec la Bourgogne. La loi autorise les vins produits en Beaujolais à base de cépages bourguignons, à porter l'appellation Bourgogne Grand Ordinaire. C'est ainsi que sur les 20 500 hectares du vignoble de Beaujolais, 180 hectares produisent du Bourgogne, avec 150 hectares plantés en chardonnay et 30 en pinot noir. Ce chiffre est appelé à augmenter si la crise se maintient en Beaujolais. Au Château de Lachassagne, qu'il a repris en 2006, Olivier Bosse-Platière a arraché 13,5 de ses 21 hectares pour remplacer le gamay par du pinot noir et du chardonnay : «Il fallait sortir de l'appellation beaujolais car même s'il faut reconnaître une véritable réussite à travers les beaujolais nouveaux, le marché a disparu pour les beaujolais (ordinaires, ndlr)».
L'appellation Bourgogne Grand Ordinaire pose problème : pour les Bourguignons, elle contient le mot "Bourgogne" et induit une confusion dommageable ; en Beaujolais, on considère au contraire qu'elle n'est pas suffisamment qualitative. On propose donc une nouvelle appellation pour les vins produits en Beaujolais à base de cépage bourguignons : ce serait «coteaux bourguignons» pour les Bourguignons, «côtes» ou «coteaux de Bourgogne» pour les Beaujolais.

De son côté, le négoce bourguignon ne s'y trompe pas : l'hectare de vigne vaut deux à dix fois moins cher en Beaujolais qu'en Bourgogne. La maison Louis Latour a racheté, en début d'année, la maison Henry Fessy en Brouilly ; la maison Bouchard a fait l'acquisition du Château Fleurie-Poncié, à Fleurie.

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