éopolitique du pire ces derniers jours avec le désinvolte face du président américain Donald Trump brandissant des menaces de droits douaniers aussi vite qu’il les retire. Et qu’il pourrait les faire revenir, tel l’épais de Damoclès ? Les exportateurs ayant le soulagement fragile, face aux incertitudes de ces mots en l’air du temps. Les annonces à l’emporte-pièce pesant sur la visibilité des marchés et donc les perspectives de commandes. Les coups de force tournent aux coûts de farce… Levier de négociation préféré de l’actuelle Maison Blanche, ces droits de douanes additionnels, allant de 10 à 200 %, ciblent avec une facilité déconcertante les vins et spiritueux français, les menaçant de véritable blocUS au moindre désaccord diplomatique : un jour le Groenland, le lendemain sa gestion des conflits internationaux, la veille le prix Nobel de la paix... Tenant clairement de la brute se prenant pour le bon, Donald Tump divise le monde en deux catégories : ceux qui ont le boycolt chargé et ceux qui creusent leurs tombes. C’est le crève américain…
Dans les années 2000-2010, le monde suivait les revirements de la série Mad men incarnée par Don Drapper, désormais il subit les Mad menaces de Donald Trump. Dans le nouveau désordre mondial, il n’y a plus de certitudes, si ce n’est qu’une guerre commerciale peut se déclencher comme s’éteindre en un post sur les réseaux sociaux. Une véritable fable du bluff et de la bredouille... Réveillant brutalement la communauté européenne, cette nouvelle menace permanente impose un jeu d’équilibriste : garder ouverte la voie diplomatique pour négocier la désescalade, en donnant de la voix pour ne pas avoir la faiblesse de s’écraser et de se faire laminer. La meilleure défense semble être l’attaque, comme en témoigne le statu quo concluant l’affrontement commercial entre les États-Unis et la Chine. Pour l’instant, rien n’est certain, si ce n’est l’incertitude, dans un sentiment de vertige mondialisé. Comme l’écrivait Alexis de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique : « les hommes de notre temps s’aperçoivent que les anciens pouvoirs s’écroulent de toutes parts ; ils voient toutes les anciennes influences qui meurent, toutes les anciennes barrières qui tombent ; cela trouble le jugement des plus habiles ; ils ne font attention qu’à la prodigieuse révolution qui s’opère sous leurs yeux, et ils croient que le genre humain va tomber pour jamais en anarchie. S’ils songeaient aux conséquences finales de cette révolution, ils concevraient peut-être d’autres craintes. »




