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Perspectives
Les vins de Bordeaux doivent jouer correctif pour s'en sortir : "la viticulture ne peut plus se permettre ces désaccords, ces postures"

La chambre d’agriculture de la Gironde a voulu se projeter sur le devenir de la filière viticole avec les prémices d’une feuille de route de court et long termes, tracée avec les acteurs de la filière.
Par Colette Goinère Le 28 novembre 2025
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Les vins de Bordeaux doivent jouer correctif pour s'en sortir :
« Il faut tisser des liens plus étroits entre négociants et viticulteurs » déclare Allan Sichel (à gauche). - crédit photo : Colette Goinère
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ancée par le cabinet En Territoire et menée en concertation avec les acteurs de la filière viticole, une étude sur les perspectives de la filière des vin bordelais sera rendue début 2026. En attendant, la chambre d’agriculture de la Gironde, avait invité nombre de viticulteurs et représentants de la filière pour une mise en bouche ce jeudi 27 novembre, dans les locaux de l’ADAR de Cadillac. Pour restaurer la rentabilité des exploitations, les premières propositions concrètes ont été exposées pour redonner de la dynamique à la filière.

Les enjeux sont nombreux : maîtriser la productivité et sécuriser les rendements, avec la relance de la fertilisation en diversifiant les apports, réviser les modes de conduite du vignoble, autoriser des densités plus basses, améliorer les mécanismes assurantiels, changer le matériel végétal (en explorant les cépages résistants, avec des évolutions dans les cahiers des charges et porte-greffes plus vigoureux). Autre enjeu autour de la viabilité économique des propriétés qui passe par la diversification des styles de vins, des gammes, (lever les freins au surgreffage, autoriser les mouillages pour les millésimes les plus chauds), mais aussi encourager la polyculture, faciliter les projets agroénergétiques, élargir les débouchés, consolider les circuits de proximité, concentrer l’export sur les marchés où Bordeaux peut défendre la qualité plutôt que le volume. Enfin attirer et fidéliser la main d’ouvre agricole.

On ne joue pas collectif

« On connait tout ça et on pourrait dire oui à toutes ces mesures. Reste à les mettre en place et là ça devient compliqué. On ne joue pas collectif » confie, au premier rang de l’assistance, Mikael Cousinet, président de la cave coopérative Univitis. De fait, les freins sont là. Magali Verité, première vice-présidente de la chambre d’Agriculture, met les pieds dans le plat : « nous avons une multitude d’AOC, d’institutions. Il est difficile de s’entendre. Sauf que la viticulture ne peut plus se permettre ces désaccords, ces postures. Nous n'avons pas de visibilité à offrir à nos viticulteurs. »

Le vigneron Jeremy Ducourt fait observer la difficulté à convaincre la jeune génération aux Bordeaux. Le négociant Allan Sichel, ancien président de l’interprofession, lui, voit des sources d’espoir : « Quand on amène du vin de Bordeaux dans un festival de musique, ça marche. Nos vins sont très aimés ». Une de ses priorités : « il faut tisser des liens plus étroits entre négociants et viticulteurs » répète-il. Murmures dans l’assistance. Une voix s’élève : « il faut des prix rémunérateurs pour tout le monde et ne pas continuer à les tirer vers le bas ». Pour le vigneron Olivier Metzinger, la solution passe par le collectif : « Tant qu’on ne travaillera pas tous ensembles pour savoir ce dont ont besoin les clients, on n’y arrivera pas ».

Tags : Bordeaux Prix
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Tous les commentaires (4)
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Dominique Le 06 décembre 2025 à 23:27:02
Je ne doute de la bonne volonté de personne. Ceci dit, je ne vois pas ce qui a émergé de cet audit. Enquêter auprès des personnes qui ont déjà eu l'occasion de mettre en oeuvre leurs idées, ne débouche que sur les mêmes idées. On remouline la même soupe. Sur un malentendu, elle pourrait être meilleure ?
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Renaud Le 02 décembre 2025 à 20:11:21
Création de gamme, oenotourisme, création d'une marque employeur viticole?.. le tout sur une réunion en presque huis clos ou plutôt en communication ciblée. Ce serait pas mal si ça avait été un projet d'étudiant de BTS. Mais là de qui se moque t on? Si ces réunions avaient une efficacité ça se saurait. On justifie la facture d'une structure d'audit et le rôle des élus minoritaires de la Chambre. Si le but est sortir les vignerons du marasme de grâce changer de méthode le sujet est trop grave pour le négliger autant
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leguay Le 29 novembre 2025 à 10:11:31
l'allusion au mouillage ne devrait pas figurer; c'est la définition même du vin qui est en cause parler d'irrigation, oui, pourquoi pas
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augustin Le 28 novembre 2025 à 10:05:19
Tant que les grands crus bordelais n auront pas renonce à leurs méthodes de sortie en primeur pour le moins assertives ... les négociants continueront à redouter la rupture de leurs allocations sur le grand vin .Et cela passe concrètement par le double chantage sur les millésimes médiocres et les bouquets des seconds et troisièmes vins Le negoce a epuise sa tresorerie sur ces vins speculatifs et completement laisse de cote les vins distributifs . Les banques ont enfin signé la fin de la partie mais le mal est fait et ces stocks toxiques de vins achetés trop cher , trop tôt et en trop grand nombre sont partout , aussi bien chez les négociants que sur tous les canaux de distribution.en France comme à l étranger.Et faute de deblocage rapide sur Brésil et Inde , la situation va perdurer et les defaillances des petits châteaux continuer . Tragique .
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