ù en est la demande de financement européen de la distillation française sur les fonds de réserves de crise ? Est-ce que vous avez des retours de la Commission européenne ?
Annie Genevard : J’ai des signaux assez encourageants, mais à ce stade, il n’y a pas de confirmation. Donc je reste prudente. Je pense que ça ne va pas tarder maintenant. Peut-être le commissaire [NDLR : à l’Agriculture Christophe] Hansen réserve-t-il cette annonce pour le Salon de l'Agriculture [ouvrant ce samedi 21 février], je ne sais pas. C'est ce que j'ai imaginé, possiblement. En tout cas, chaque fois que je vois le commissaire, je lui dis pour la réserve de crise pour la viticulture et pour les grandes cultures.
Tout le vignoble, bio comme conventionnel, s’inquiète des impacts des restrictions d’accès au cuivre pour les traitements fongicides. Quelles sont vos réponses à ce stress ? Des évolutions sont-elles possibles, que ce soit dans la future loi d'urgence agricole ou directement avec l'ANSES ?
La loi d'urgence agricole, je vais la construire avec les agriculteurs, et tous ceux qui voudront contribuer, et avec les parlementaires. Pour l'instant, nous sollicitons l'avis du monde agricole à travers leurs représentants syndicaux et professionnels. Nous verrons s'il y a des propositions qui rentrent dans le cadre de la loi, puisque vous savez que le Premier ministre [Sébastien Lecornu] a ciblé trois sujets : l'eau, la prédation et les moyens de production.
L’usage du cuivre pourrait justement rentrer dans la préservation des moyens de production est un enjeu assez fort par rapport au mildiou.
Oui, il y a beaucoup de ravageurs qui menacent la vigne. On compte beaucoup sur la résistance de la vigne, sur tout le travail de recherche qui est fait sur les cépages, les Nouvelles Techniques Génomiques (NGT). On sait qu'il faudra des cépages plus résistants au changement climatique.
Concernant la rémunération du prix du vin, où en est le projet de loi révisant Egalim ?
Le principe d'Egalim, c'est que les producteurs ne vendent pas à perte. Ce principe vaut pour toutes les productions. Quand des viticulteurs me disent qu'ils retrouvent leur vin dans les rayons des supermarchés à des prix indignes, c'est révoltant. Ce magnifique métier ne peut pas être bradé.



