Lobbying et impasse
Du point de vue des responsables professionnels, le
Pavillon des vins du Salon de l'agriculture a été un succès cette année. Il y a eu affluence de visiteurs, pressés de pédaler devant une carte géante représentant les IG françaises et les cépages (alors que, ironie, le
Tour de France pédalera chilien). Politiques et des représentants professionnels s'y sont également pressés. Stéphane Le Foll y a passé de longs moments, venant déjeuner à plusieurs reprises. «
C'est fou, tout le monde se rencontre ici. Beaucoup de choses se trament, car c'est un moment rare pour discuter » confiait un observateur averti. Le Pavillon du vin a été le théâtre des petites et grandes tractations « en coulisse », un exercice de lobbying qui a très bien fonctionné si l'on s'en réfère aux déclarations de
François Hollande et de
Manuel Valls. Constesté à sa création il y a quatre ans, le Pavillon du Vin s'avère donc un outil redoutable. Rendons aux responsables professionnels d'avoir su en faire un instrument aussi efficace que l'Odyssée Végétale pour les cultures annuelles, ou le Pavillon du Lait, pour les productions allaitantes.
Reste que... le SIMA était désespérément vide de toutes communications autour de la vigne ou du vin (à de toutes petites exceptions près). La politique, c'est bien ; communiquer auprès des consommateurs, aussi. Mais pourquoi en arriver à faire l'impasse sur le progrès technologique où la viticulture et l'oenologie ont des choses à montrer... Et à apprendre des autres productions. Ce qui aurait sans doute du bon !