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+5 jours pour l’arrachage des vignes excédentaires : il reste du temps et de la place
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Un peu de rab’
+5 jours pour l’arrachage des vignes excédentaires : il reste du temps et de la place

Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? Délai supplémentaire pour déposer une candidature à la campagne d’arrachage viticole 2026 à 4 000 €/ha. Le dispositif est prolongé jusqu’au mercredi 11 mars pour permettre la finalisation des derniers dossiers, alors que la date de fin des travaux doit encore être fixée. Une marge de manœuvre autorisée par une demande en deçà de la capacité d'action : 19 000 ha ont posé leur candidature à l'arrachage définitif, représentant 60 % de l'enveloppe disponible.
Par Alexandre Abellan Le 05 mars 2026
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+5 jours pour l’arrachage des vignes excédentaires : il reste du temps et de la place
La durée de l’appel à candidature passe de 4 à 5 semaines pour maximiser le nombre de répondants. - crédit photo : Alexandre Abellan
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evant s’achever ce vendredi 6 février à 10 heures, l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour l’aide nationale de 4 000 €/ha à l’arrachage définitif de vignes 2026 est prolongé jusqu’au mercredi 11 mars midi. « On prolonge le dépôt, il y a encore beaucoup de dossiers qui ne sont pas finalisés » indique Jérôme Despey, le président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer, qui se réunira justement ce mercredi 11 mars. Une rallonge qui va permettre de finaliser les dossiers en cours, ainsi que des demandes de numéros de VitiRestructuration pour ceux n’en ayant pas*.

19 000 ha demandés/32 500 ha disponibles

Ce supplément de temps est permis par une demande d’arrachage définitif modérée cet hiver et un délai de latence réglementaire au niveau européen. Calibré pour retirer de la production 32 500 ha de vignes, ce plan d’arrachage à 130 millions d’euros va pouvoir courir sur 6 jours de plus comme la demande n’est pas débordante à date : 4 145 dossiers ont été finalisés depuis le vendredi 6 février pour une consommation de 60 % de l’enveloppe. Soit 19 000 hectares demandés en ce début de quatrième semaine de l’AMI, avec des demandes venant en premier lieu de Gironde, de l’Aude, du Gard et de l’Hérault, pour un tiers d’arrachage total des surfaces des domaines candidats (sans critère) et deux tiers d’arrachage partiel (limité aux parcelles de plus de 10 ans hors chardonnay).

Concrètement, ce n’est pas l’explosion des demandes prédite par certains comme le constate Jérôme Despey, qui reste prudent alors que 700 dossiers sont en attente et que de nouvelles demandes arrivent quotidiennement, dans une dynamique similaire à l’arrachage 2024-2025 sur fonds Ukraine (dépassant 90 % de consommation des 120 millions € débloqués). « Cela peut bouger et s’accélérer, certains voulant savoir quelle sera la date de fin des travaux d’arrachage » pointe le viticulteur héraultais. Cette borne de fin de l’arrachage 2026 étant un sujet de désaccord politique entre représentants des vignobles languedociens et bordelais, les premiers plaidant pour le 31 juillet afin de ne pas peser sur la récolte 2026 et les seconds défendant le 31 décembre pour prendre en compte les fortes pluviométries du millésime qui vont rendre impossible les travaux d’arrachage en temps et en heure.

Date limite

« Le sujet est tranché pour certaines organisations, pas pour d’autres » constate Jérôme Despey, qui pointe que la question se pose pour des raisons réglementaires, afin de fournir une date définitive pour la notification française de demande d’arrachage à la Commission européenne. Dans ce cadre, le ministère de l’Agriculture doit annoncer sa décision lors du conseil spécialisé du 11 mars, lors de la présentation de la notification qui sera portée au niveau des autorités européennes. Portant la proposition d’une date limite de réalisation des travaux d’arrachage au 31 décembre, Jérôme Despey l’explique par les conditions climatiques et les enjeux administratifs : « dans la notification il faut une date de fin et modifier une notification est toujours compliqué. Nous l’avons vu avec le cas des prêts de restructuration » (dont les critères rendaient l’outil inefficace). Avec une date de fin des travaux d’arrachage au 31 décembre, la filière jouerait la sécurité avec une marge de manœuvre en cas de contraintes techniques et climatiques.

En attendant d’être bornés dans le calendrier, les arrachages pourront commencer dès lors que FranceAgriMer aura recontacté et fait valider à chaque candidat ses surfaces bénéficiaires de la prime à l’arrachage définitif (un coefficient de réfaction étant possible en cas d’importante demande d’arrachage, actuellement peu probable).

Maintenant ou jamais

Pour être dans la mise en œuvre rapide de l’arrachage définitif, il n’y aura pas d’autre report de la date des candidatures prévient Jérôme Despey, cette rallonge mettant à profit les délais réglementaires d’entrée en vigueur du nouveau règlement européen vitivinicole, le paquet vin, qui autorise l’arrachage primé et qui sera applicable dès le 17 mars (un mois après sa publication au Journal Officiel de l’Union Européenne). « Les candidats ont jusqu’au 11 mars midi pour déposer les dossiers d’arrachage, après on ne le pourra plus. Ceux qui n’auront pas déposé de dossier ne pourront pas y revenir une fois la date de clôture intervenue » martèle le président du conseil spécialisé.

 

* : L’AMI est réservé aux exploitants viticoles ayant un Casier Viticole Informatisé (CVI), un SIRET actif et ayant déposé au moins une déclaration de récolte sur les trois derniers millésimes (les plantations illégales et friches sont de fait exclues). Qu’elles soient judiciaires ou amiables, les liquidations rendent inéligibles les exploitations en procédure. Concrètement, les parcelles arrachées dans cette campagne perdront toute autorisation de replantation et les vignerons bénéficiaires ne pourront pas redemander d’autorisation de plantation sur les dix années suivantes 

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Tous les commentaires (1)
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Braud Le 05 mars 2026 à 13:55:29
La mesure est faite pour sortir des volumes du marché. Vendanger ces parcelles serait un contre sens absolu.
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