e n’est pas encore l’acte de naissance de la foncière bordelaise de rachat des vignobles arrachés pour leur restructuration agricole, mais ça commence à y ressembler fortement. Ce lundi 23 février, une réunion de financement valide l’engagement attendu des banques et donc le principe d’un dispositif aussi inédit que consensuel vu la diversité de ses soutiens, que ce soit dans la filière (tous les syndicats professionnels et l’interprofession) qu’en dehors (pouvoirs publics, collectivités et outils*). « Sous réserve des délibérations et engagements formels des organismes concernés, les travaux vont se poursuivre » annonce un communiqué de la région Nouvelle-Aquitaine rappelant l’objectif de cette foncière bordelaise : assurer le « rachat, la restructuration et la revente des parcelles de vignes arrachées dans un objectif de valorisation » et de diversification agricole.
Concrètement, les parties prenantes travaillent désormais « un appel à manifestation d’intérêt (AMI) à destination des agriculteurs girondins qui souhaitent vendre ou échanger des parcelles agricoles » dont le « cahier des charges est en cours d'élaboration pour définir les contours d'intervention » avec un début de mise en œuvre « au cours du premier semestre 2026 ». Une avancée permise par le déblocage de fonds des bonnes fées se penchant sur le berceau de cette idée portée par la Confédération Paysanne de Gironde.
30 millions
Sont d’abord apportés 10 millions d’euros par l’Établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine (EPF NA) pour créer une « garantie de bonne fin par les banques » et « commencer à racheter des terres viticoles arrachées » si cela est validé en conseil d’administration ce jeudi 5 mars. Ensuite viennent 14 millions € de 4 banques partenaires (Crédit Agricole d’Aquitaine, Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, Crédit Mutuel du Sud-Ouest et Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes) et 6 millions € de la région Nouvelle-Aquitaine, de l’État et des établissements publics (Chambre d’agriculture de la Gironde et Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde)
Ces fonds doivent permettre la création et l’entrée en action d’« un outil foncier » détenu par « 70 % de fonds privés et 30 % de fonds publics » avec une animation par « la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural de Nouvelle-Aquitaine (Safer) ».
* : La réunion était présidée par le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, Étienne Guyot (actuellement tenu la période de réserve des élections municipales), le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, avec des représentants du département de la Gironde, l’Établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine (EPF NA), la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural de Nouvelle-Aquitaine (Safer), la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde, la Chambre d’agriculture de la Gironde (CA33), la Banque des Territoires, l'Association des maires de Gironde, l’Association des maires ruraux et la Banque de France, ainsi que les quatre établissements bancaires volontaires.




