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"Il faut arrêter d’arracher des vignes à un moment. Il faut jouer plus collectif entre la production et le négoce."
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Brigitte Jeanjean
"Il faut arrêter d’arracher des vignes à un moment. Il faut jouer plus collectif entre la production et le négoce."

Constatant la spirale de réduction des volumes et de destruction des surfaces en production dans le Midi, Brigitte Jeanjean plaide : "le Languedoc a un bel avenir. Il faut y croire, il y a du potentiel. Mais il faut aller sur les marchés, être présent et expliquer ses vins." Sans oublier de les adapter aux demandes du consommateur, même quand elles ne parlent pas spontanément au producteur.
Par Alexandre Abellan Le 26 février 2026
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La maison Jeanjean a été fondée en 1872 à Saint-Félix-de-Lodez par Étienne-Maurice Jeanjean. - crédit photo : Alexandre Abellan
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e constat est rude pour le vignoble languedocien : « en 40 ans, on a divisé par deux la production de vin. On est passé de 435 000 hectares dans les années 1980 à 220 000 ha actuellement » pose Brigitte Jeanjean, à la tête des Vignobles Jeanjean (les 8 propriétés familiales du groupe AdVini). Alors qu’une nouvelle campagne d’arrachage définitif se finalise« ce que j’espère c’est que l’on arrête d’arracher » reconnait la représentante de la sixième génération de Jeanjean dans le vignoble, pointant que dans le Midi, « en trois ans, on est passé de 13 millions d’hectolitres de vin à 9,1 millions hl cette année. Il faut arrêter d’arracher des vignes à un moment. Il faut se regrouper. Il faut jouer plus collectif entre la production et le négoce. » Citant des partenariats gagnants-gagnants d’AdVini avec des caves coopératives (y compris pour leur apporter des volumes quand elles peinent à être compétitives faute de quantités vinifiées suffisantes).

En jouant l’union, « je pense que le Languedoc a un bel avenir, il a fait énormément de progrès qualitatifs, il y a un bon rapport qualité-plaisir » plaide Brigitte Jeanjean, intimement convaincue : « il faut y croire, il y a du potentiel. Mais il faut aller sur les marchés, être présent et expliquer ses vins. » À la condition que ces derniers suivent les tendances de consommation pour répondre à une demande. Historiquement spécialisé dans les vins doux naturels, le domaine Mas Neuf (à Vic-la-Gardiole, Hérault) a changé de fusil d’épaule : « aujourd’hui, le vin doux naturel se vend comme un cercueil à deux places. On essaie d’autres choses, on a planté des cépages résistants : du voltis et du floréal pour produire des vins à faible degré d’alcool » rapporte Brigitte Jeanjean, qui a lancé une microcuvée de la parcelle de floréal (1,2 hectare en production) sous l’étiquette "la terrienne" (la représentant en motarde) dans une bouteille à capsule à vis (prix de vente consommateur de 9,5 € en réseau traditionnel et à l’export). « Je crois beaucoup au floréal, on en plantera plus quand on aura vu ce que ça donne » indique-t-elle.

Variété de profils produits

Globalement, « nous testons au niveau du consommateur pour voir comment il réagit et on ajuste progressivement » explique Nicolas Tracz, le directeur marketing d’AdVini. « La chance du Languedoc, c’est que dame Nature est avec nous. Sur nos terroirs nous pouvons produire des vins aussi accessible que "Sans Chichi" (vin rouge en IGP Pays d’Oc à 40 g/l de sucre résiduel) et des vins de terroirs comme la cuvée 320 (aspirant à l’appellation Terrasses du Larzac blanc) » ajoute Brigitte Jeanjean, qui reconnait ne pas toujours être emballée par les idées innovantes, mais reconnait qu’en se laissant tenter il peut en découler de beaux succès, comme la cannette "Le Pive" en AOP Sable de Camargue qui représente actuellement 220 000 unités/an auprès de la Société des Alcools du Québec.

Ouverte à l’innovation, Brigitte Jeanjean n’envisage pas pour autant de désalcoolisation pour les Vignobles Jenjean, ce qui est par contre un sujet de développement pour Advini, les bulles et petits degrés pourrait croître rapidement si l’accord de cessions d’activité vin d’InVivo se concrétise.

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