Jugement

Marc Sibard condamné à un an de prison avec sursis

Vendredi 07 juillet 2017 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 13/07/2017 14:16:21

La 31e chambre du tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Marc Sibard, propriétaire des Caves Augé.La 31e chambre du tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Marc Sibard, propriétaire des Caves Augé. - crédit photo : DR
La 31e chambre du tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement le 6 juillet dans l’affaire Marc Sibard. Le caviste parisien était poursuivi pour harcèlement sexuel, moral et agression sexuelle.

Au téléphone, la voix d’Emma Bentley ne trompe pas : on y sent son soulagement et le sentiment de voir ses préjudices reconnus. Elle est l’une des trois plaignantes ayant eu le courage de dénoncer les agissements de Marc Sibard, caviste à la tête des Caves Augé propriété du groupe Lavinia. Ce dernier a été condamné le 6 juillet par la 31e chambre du tribunal de Grande Instance de Paris à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de 24 mois qui comprend l’obligation de suivis de soins en matière d’alcoolisme, le versement de dommages et intérêts aux parties civiles (montant global 24 000 euros hors frais de justice) et l'acquittement d’une amende de 5 000 euros. Par ailleurs, la peine de prison s’appliquera en cas de récidive sur les cinq prochaines années. Le jugement est beaucoup plus sévère que le réquisitoire du procureur. Celui-ci avait plaidé pour trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amendes.

Soulagement des victimes

Les trois victimes voient donc leurs requêtes pour harcèlement moral et sexuel reconnues. « Je suis immensément soulagée. Le dossier a duré cinq années difficiles à vivre » commente Emma Bentley, qui vit désormais en Italie. Pour leur avocate, Maître Laure Tric : « c’est une bonne décision. Il est assez rare de voir au pénal la reconnaissance de harcèlement moral et sexuel reconnu. Cela montre que même dans le milieu du vin, les règles s’appliquent comme ailleurs ». Une partie de la défense de Marc Sibard consistait en effet, selon Maître Laure Tric, à expliquer que le milieu du vin se prêtait à des agissements et des paroles grivois et grossiers.

Contactée, l’avocate de Marc Sibard n’a pas donné suite aux sollicitations de Vitisphere et n’a pas précisé si celui-ci souhaitait faire appel. Le caviste à 10 jours pour faire part de sa décision.

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