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"C'est rassurant de l'avoir" Surus veille sur les travailleurs isolés dans les vignes et alerte en cas de chute ou de malaise
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Sécurité au travail
"C'est rassurant de l'avoir" Surus veille sur les travailleurs isolés dans les vignes et alerte en cas de chute ou de malaise

Pour sécuriser les salariés isolés, Surus Connect lance un boitier qui émet des messages d’alerte en cas de chute, de choc, d’immobilité prolongée ou lorsque le salarié l’active.
Par Aude Lutun Le 05 mars 2026
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Sébastien Ibeknoussen, tractoriste au château Luchey-Halde en Gironde a testé Surus Connect - crédit photo : Sébastien Ibeknoussen,
«

 Avec le boitier Surus, on se sent moins seul dans les vignes ! », apprécie Sébastien Ibeknoussen, tractoriste au château Luchey-Halde en Gironde. Créé par Eliot Dupré, ingénieur agronome et président de Surus Connect en Gironde, ce boitier est un Dati, un dispositif d’alarme du travailleur isolé. S’il détecte une chute ou un choc suivi d’une immobilité d’une minute, il envoie un SMS aux numéros pré-enregistrés, dans l’ordre choisi par l’utilisateur. Le porteur de ce dispositif peut également appuyer sur un bouton pour lancer lui-même l’alerte.

Des Dati sont déjà couramment utilisés dans l’industrie et dans le bâtiment pour répondre à un article du code du travail stipulant qu’un « travailleur isolé doit pouvoir signaler toute situation de détresse et être secouru dans les meilleurs délais ». Mais ils ne sont pas adaptés à l’agriculture. « Descendre rapidement d’un tracteur peut être interprété par ces Dati comme une chute. Ils bipent trop souvent et les salariés finissent par s’en lasser », expose Eliot Dupré.

Basé sur les retours d'expérience

Partant de ce constat, Eliot Dupré a conçu son dispositif qu’il a fait évoluer en tenant compte des retours d’expérience des tractoristes du château Luchey-Halde, propriété de Bordeaux Sciences Agro. Ceci l’a amené à prendre une autre spécificité en compte : l’implantation de nombreuses parcelles sont en zone blanche. « Nous utilisons du 4G spécifique avec une radio longue portée pour que le boitier soit actif partout », détaille-t-il.

Sébastien Ibeknoussen qui teste ce boitier depuis plusieurs mois apprécie ses évolutions. « Au départ, le prototype devait être fixé sur le portable pour fonctionner, décrit-il. Ce n’était pas très adapté car on laisse souvent le portable sur le tableau de bord lorsqu’on descend du tracteur. Le nouveau modèle s’accroche à la ceinture. C’est très pratique. Le bouton pour déclencher soi-même l’alarme a aussi été modifié. Avec la première version, j’ai déclenché un appel involontairement en m’appuyant sur un piquet. Un collègue m’avait alors appelé pour savoir si tout allait bien !  Désormais, il faut bien appuyer sur le bouton pour l’enfoncer ».

Ce tractoriste se sent sécurisé avec le boitier. « On risque les chutes à la descente de l’enjambeur, souligne-t-il. On peut aussi se tordre une cheville, se blesser avec un outil ou faire un malaise. C’est rassurant de l’avoir ».

Emilie, également tractoriste au château Luchey-Halde, apprécie cet outil qu’elle a testé par période depuis un an. « J’aime bien l’avoir car je travaille souvent seule, précise-t-elle. Pendant les essais, on a simulé des chutes d’enjambeur et tout a bien fonctionné. Je l’ai utilisé en période de pré-taillage à pied et dans le tracteur pour le rognage et le travail du sol. La prise en main est très facile. Il suffit de télécharger l’application sur son téléphone. Et de penser à charger la batterie une à deux fois par semaine ! » 

Bientôt connecté aux machines

Officiellement lancé au dernier Sitévi, le boitier Surus coûte 29 €/mois, a la taille d’une carte de crédit, et fait 1,6 cm d’épaisseur. Il se fixe à un mousqueton ou à la ceinture au niveau des hanches. D’ici la fin d’année, on pourra le connecter aux tracteurs et aux machines à vendanger afin qu’ils s’arrêtent automatiquement en cas de choc violent, si le chauffeur chute alors qu’il est sorti de son tracteur ou s’il appuie sur le bouton d’alarme. Pour cela, il faudra installer des récepteurs pour assurer la connexion avec ces machines. Les machines fixes, notamment les chaînes d’embouteillage ou les pompes à vendange, pourront également être équipées ce qui fera de Surus un bouton d’arrêt d’urgence toujours à portée immédiate des travailleurs.

Tags : Santé
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