ortée par plus de 3 000 coopérateurs, la nouvelle entité exploitera quelque 23 000 hectares de vignes pour une production annuelle de 300 millions de kilos de raisins. Si ce regroupement reste en-deçà du géant italien Caviro en termes de superficies (36 200 hectares de vignes et de 11 500 vignerons coopérateurs répartis sur une trentaine de caves) il s’imposera en revanche par son volume de production. Une puissance de frappe que le ministre régional de l’Agriculture, Julián Martinez Lizán, n’a pas manqué de souligner, qualifiant cette alliance de « plus grande coopérative viticole du monde ».
Economies d’échelleAvant la fusion, Virgen de las Viñas représentait à elle seule 8,4 % de la production de vin de Castille-La Manche, avec une moyenne annuelle de l’ordre de 2 à 2,5 millions d’hectolitres contre quelque 1,5 million pour Caviro. La coopérative espagnole pesait également 11,5 % de la production régionale de moût de raisin. A l’échelle nationale, sa part atteignait 5,2 % de la production de vins et de moûts confondus. Son profil de production est marqué par une forte dominante de vins blancs (80 %) majoritairement commercialisés en vrac, notamment sur les marchés européens. Cette consolidation répond à une logique stratégique claire : réaliser des économies d’échelle, « négocier de meilleures conditions, optimiser ses ressources » et « dynamiser les échanges commerciaux », comme l’indique le ministère régional de l’Agriculture dans un communiqué.
Le ministère souligne également la résilience et le dynamisme du secteur vitivinicole régional : dans un contexte national marqué globalement par le recul des exportations, Castille-La Manche continue d’afficher une progression de ses expéditions. Lors de la présentation officielle, le ministre Julián Martinez Lizán a laissé entendre que d’autres fusions pourraient avoir lieu dans les mois à venir.



