la demande de six communautés autonomes – dont la Catalogne, la Rioja et Valence – le ministère espagnol de l’Agriculture a publié ce 26 février une résolution activant ce mécanisme qui vise à « alléger la pression sur certaines régions viticoles qui détiennent d’importants stocks de vins, en permettant d’adapter la récolte 2026 aux capacités de stockage et de commercialisation de la campagne suivante ». Dotée d’un budget de 15,9 millions d’euros, la mesure sera ouverte jusqu’au 30 avril prochain, pour des vendanges effectuées avant le 15 juillet 2026.
Un budget « clairement insuffisant »Citant la baisse de la consommation de vin, l’augmentation des coûts de production et les difficultés commerciales découlant de l’instabilité géopolitique, les communautés autonomes concernées répondent ainsi aux demandes formulées par les organisations professionnelles. Pour certains vignobles, il s’agit d’une demande récurrente, pour d’autres, d’une mesure sollicitée de manière ponctuelle. C’est le cas de la Catalogne, par exemple, qui avait mis en œuvre la vendange en vert en 2023, et l’a sollicitée de nouveau cette année. D’autres régions, notamment celles qui sont fortement productrices de vins rouges, y ont recours plus souvent. La Rioja est de celles-là. A l’occasion d’une réunion le 23 février, son ministère régional de l’Agriculture a d’ailleurs estimé que le budget alloué à la mesure en 2026 était « clairement insuffisant ».
D’autres options de financement demandéesLa dotation budgétaire cette année s’avère, en effet, inférieure aux 19,2 millions d’euros attribués l’an dernier et aux 21,4 millions débloqués en 2024, tout en étant supérieure aux 13,37 millions € apportés en 2023. Etant donné l’envergure de la crise, le ministère régional de l’Agriculture estime que le montant nécessaire pour répondre aux besoins du secteur vitivinicole de la Rioja cette année « pourrait atteindre 85% du montant total actuellement proposé par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation (MAPA), ce qui démontre clairement l'urgence d'une correction ». Par conséquent, il « a proposé une amélioration de la procédure d’allocation du budget pour cette mesure, en explorant d’autres options de financement déjà autorisées par la réglementation en vigueur qui seraient plus avantageuses pour les viticulteurs ». Il s’agirait, entre autres, « d’affecter l’excédent budgétaire prévu pour les activités de promotion dans les pays tiers, annoncé lors de la Conférence sectorielle du 20 janvier, à l’augmentation de l’allocation initiale pour la vendange en vert ».




