ur le terrain des No-Low (produits pas ou peu alcoolisés), la bière a pris une avance incontestable sur le vin. « Pour les consommateurs, les produits no-low, c’est la bière, avance Nollan Puget chef d’unité chez FranceAgriMer, dévoilant les résultats d’une enquête commandée par son établissement à l’Ifop. Les grandes marques de bière ont des produits sans alcool, souvent avec de nouvelles saveurs fruitées et fraîches, qui sont très présents en grande surface. C’est via la bière que les consommateurs ont entendu parler des produits no. »
Autres enseignements de cette enquête, les produits à faible teneur en alcool n’existent pas comme une catégorie dans l’esprit des consommateurs. « Pour eux, soit il y a de l’alcool, soit il n’y en pas, poursuit Nollan Puget, ce 23 février sur le stand de la Coopération agricole au SIA. La notion de low alcool est floue. Pour les consommateurs, un produit sans alcool n’a pas les effets de l’alcool tout en étant destiné aux mêmes occasions de consommation que les produits alcoolisés. »
Il n’y a donc pas de limite précise de degré alcoolique pour qualifier un vin de peu alcoolisé dans l’esprit des consommateurs. D’ailleurs selon cette enquête, ils perçoivent le vin comme un produit peu alcoolisé, comparé aux liqueurs et aux spiritueux.
Nollan Puget a tout de même tenté une définition des produits low : « pour les consommateurs, ils conservent le goût de l’alcool tout en atténuant ses effets secondaires que sont l’ébriété et le manque de vigilance au volant. »
Alors que la consommation de bière sans alcool est entrée dans les mœurs, c’est loin d’être le cas pour le vin. Outre le fait que les références sont encore peu nombreuses et portées par des opérateurs peu connus, l’enquête suggère une autre explication à cet écart. « Les consommateurs pensent que le goût des vins désalcoolisés n’est pas le même que celui des vins. Ils ont besoin d’être rassurés sur ce point. Ils ont besoin de déguster avant d’acheter », souligne Nollan Puget.
Autre obstacle à l’achat : « les consommateurs ne comprennent pas comment sont faits les vins no-now. Ils pensent que ce sont des produits industriels et standardisés comme le Champomy ou le rosé pamplemousse, alors qu’ils perçoivent le vin comme un produit traditionnel. » Il faut donc un packaging informatif, qui différencie les vins No-Low des vins traditionnels, tout en étant rassurant.
Beaucoup de patience et de pédagogie sûrement aussi pour faire entrer ces produits dans les mœurs.




