près le ketchup, les crèmes de beauté. La CAPL (coopérative agricole Provence-Languedoc) poursuit sa diversification dans les coproduits du raisin. Au Salon international de l’agriculture, la coopérative basée à Avignon lance une gamme de quatre produits de beauté à base d’extrait de peaux et de pépins de raisin sous la marque Vaporis Angelica.
« C’est une référence à la part des anges », explique Patrice Florentin, directeur général de la CAPL.
La gamme comprend quatre produits : une brume pour nettoyer le visage, une crème protectrice, un sérum pour l’éclat de la peau et une huile sublime, dans des contenants marron et or très classes. Les achats durant le salon de l’agriculture bénéficient d’une remise de 15 %.
La coop valorise ainsi des coproduits de la vigne et de la tomate qu’elle réunit dans cette gamme de cosmétiques. « Les coproduits de la vigne ont un effet anti-âge et ceux de la tomate un effet anti-inflammatoire et antirougeur, affirme Patrice Florentin. Dans notre crème, il y a quatre fois plus de principes actifs que dans une crème du commerce. Nous voulons nous démarquer par la qualité de nos produits. »
Cette nouvelle gamme est commercialisée exclusivement dans les caveaux de vente de la CAPL et sur le site internet de la marque Vaporis Angelica.
La CAPL se lance aussi dans la commercialisation de quatre coproduits du raisin pour l’industrie cosmétique par le biais de l’entreprise Phenix en Provence qu’elle détient à 50 %. Il y a là une eau issue de la concentration des moûts, une cire issue de la pruine, une huile de pépins de raisin et un principe actif pour fortifier et défriser les cheveux.
Une eau vendue à prix d’or par la CAPL aux entreprises qui veulent revendiquer des produits de beauté 100 % végétaux. Une eau sans la moindre trace de sulfite ni d’alcool comme les trois autres extraits tous étant obtenus avec les peaux et les pépins des raisins frais dont les moûts concentrés servent à sucrer le ketchup de la coop.
Les CAPL espère un chiffre d’affaires de 500 000 € au cours pour les deux premières années de lancement de cette nouvelle activité.
Dans le même temps elle étoffe son offre de ketchups au moût de raisin en lançant de nouvelles recettes au piment d’Espelette, goût barbecue ou curry. « Cette année, 15 % de nos raisins sont passés dans l’agroalimentaires alors qu’ils sont payés trois fois plus cher que les IGP », assure Patrice Florentin ravi de proposer un nouveau débouché pour un secteur en crise.



