Chaudefonds-sur-Layon (Maine-et-Loire), le domaine Patrick Baudouin fait figure de référence de l’Anjou Noir depuis sa fondation en 1920. A l’heure de la retraite, son propriétaire depuis 1990 ajoute une nouvelle page à l’histoire en officialisant sa cession à Anatole de La Brosse, déjà propriétaire des domaines des Closiers (AOP Saumur-Champigny) et de Teyras de Grandval (AOP Chinon), qui poursuit par cette opération son implantation au cœur de différents terroirs ligériens de premier plan.
Il se dote par ce rachat de 12 ha de vignes de chenin, certifiées bio depuis 2002, en appellations Anjou, Coteaux du Layon, Quart de Chaume et Savennières. « À 74 ans et compte tenu du retrait de son partenaire financier historique, Patrick Baudouin a souhaité transmettre le domaine à Anatole de La Brosse pour pérenniser et développer le domaine », pose sobrement un communiqué. Reconverti vigneron en 2019, Anatole de La Brosse s’est engagé dans la filière en créant le domaine des Closiers, qu’il a depuis sa création porté de 15 à 24 ha en agriculture biologique. Il a ensuite racheté le domaine Teyras de Grandval en 2023, à Cravant-les-Côteaux, et ses 15 ha de vignes bio en appellation Chinon, où il a reconstruit un nouveau chai.
« La reprise du domaine Patrick Baudouin s’inscrit dans cette volonté de développer des fleurons sur les grandes appellations de Loire », confirme un communiqué. Anatole de La Brosse annonce conserver le nom du domaine ainsi que l’équipe en place, alors que Patrick Beaudouin accompagnera la transition. Il entend néanmoins travailler sur « l’amélioration de la précision et la régularité des vins », enchaîne un communiqué. Des investissements de « modernisation du chai, des outils de travail et de construction d’une vinothèque pour la réception du public et le développement de l’œnotourisme » sont donc déjà prévus en ce sens.
Anatole de La Brosse voit même plus loin en prévoyant déjà de poursuivre le travail de replantation sur coteaux entamé par Patrick Beaudouin. « Anatole et Patrick se connaissent depuis longtemps, s’apprécient et partagent la même vision du vin bio, fondée sur une écoute et une compréhension poussée de l’agronomie et de la viticulture, la moins interventionniste possible au chai », valide un communiqué.



