uverture arrière et détection magnétique sont les deux innovations majeures des nouvelles prétailleuses Disco (disques fins de coupe) et Margueritte (disques crénelés de coupe et d’émiettage) présentées par Pellenc ce 19 février, à Mirepeïsset, dans l’Aude. Avant la mise en action dans les rangs de vignes, le chef de produit vignes larges de Pellenc Christophe Grisolle a livré par le menu les nouveautés intégrées à ces prétailleuses uniquement disponibles pour montage sur le châssis haut de gamme Multiviti.
« Les capteurs optiques ou magnétiques et les disques de coupe sont en partie avant du tracteur, une position ayant montré au cours du développement et des essais une visibilité accrue pour les tractoristes et une meilleure stabilité de la machine », introduit-il. Nouveauté dans la gamme, l’apparition du détecteur magnétique pour guider l’ouverture des disques de coupe à chaque piquet « permet de commencer à prétailler même s’il reste encore de la végétation, ce qui est impossible avec le détecteur optique », valide Christophe Grisolle. Le chef de produit appuie par ailleurs que ces détecteurs bénéficient d’un brevet propre à Pellenc « permettant de faire totalement abstraction des fils de fer, mais attention aux tiges métalliques hautes que la capteur pourra détecter ».

La version Marguerite à détecteur magnétique. Photo : Olivier Bazalge.
Concrètement, le détecteur, « qui fonctionne comme un portique d’aéroport, avec 3 bobines électriques », détecte tous les piquets métalliques de diamètre supérieur à 25mm (30 mm sur le dispositif optique), mais ne fonctionne aucunement avec des piquets bois, qui ne sont détectables qu’avec le système optique. Le système de détection magnétique se veut en outre très résistant aux éventuels chocs et projection, doté d’une coque double peau, à la fois légère et robuste aux impacts. Autre point de robustesse, le bras portant le détecteur dispose d’un système de bascule souple pour que celui-ci ne se « cogne » pas à d’éventuels obstacles. « Comme pour les détecteurs optique, les deux faces du détecteur sont espacées de 50 cm », appuie Christophe Grisolle.

La version à détection magnétique Disco. Photo : Olivier Bazalge.
L’autre innovation majeure des prétailleuses Pellenc, en version Disco comme Marguerite, est l’ouverture d’évitement vers l’arrière, uniquement sur châssis Multiviti, en détection optique comme magnétique. Les versions compatibles Combiviti demeurent en ouverture avant. Cette ouverture arrière rend l’installation plus compacte et sur la vigne démonstratrice où la présentation a été réalisée, « l’enroulement » des disques autour des piquets évités apparaît très performant, ne laissant quasiment aucun sarment intact autour du piquet, à vitesse d’avancement standard de 5 à 6km/h pour ce matériel. Beaucoup plus légers, les disques Disco permettent d’être montés de 5 à 19 paires sur les châssis tracteur et porteur, alors que le montage en disques Marguerite va de 5 à 9 paires sur châssis de tracteur, jusqu’à 11 paires sur porteur. Ayant fait le choix de doubler ses paires de disques Disco, un viticulteur coopérateur en apprécie « la qualité de coupe, que je trouve suffisante pour mes besoins et ne pas avoir à passer sur des disques plus Marguerite ».

Reprise manuelle possible à tout moment depuis le joystick Multiviti. Photo : Olivier Bazalge.
En revanche, seul le système Marguerite permet d’intégrer des disques inférieurs. Dans la cabine, le châssis Multiviti est accompagné de son écran de contrôle et un joystick, permettant une reprise manuelle du dispositif de coupe à tout moment. L'ajout d'une centrale hydraulique n'est pas présentée comme indispensable par Pellenc, selon les capacités du tracteur utilisé, mais les viticulteurs présents la jugent dans l'ensemble d'une aide non-négligeable au confort de fonctionnement de l'outil. Côté prix enfin, Pellenc préfère ne pas communiquer d’ordre de prix à la presse, « à cause du grand nombre de configurations possibles, propres à chaque viticulteur », tout en indiquant qu’il n’y a pas d’augmentation de tarif par rapport aux versions précédentes des prétailleuses.

La détection optique dispose aussi à présent de l'ouverture arrière. Photo : Olivier Bazalge.



