00 % électrique, le petit RT 100 de Daedong Kioti est sûrement la découverte la plus intéressante du salon de plein air Gofar, consacré aux robots, qui s’est tenu le 5 février à Auzeville-Tolosane près de Toulouse. Mesurant 1,6 m de long et 1,23 m de large et pesant 380 kg, ce petit robot peut embarquer 300 kg d’outillage ou de fournitures -des piquets par exemple- dans le coffre élévateur et basculant qu’il porte sur le dos. L’engin peut aussi tirer une tondeuse, comme lors de la démonstration à Toulouse, et, prochainement, un pulvérisateur. Au mieux, il n’affiche que deux heures d’autonomie, mais ses batteries se changent facilement. Ce prototype offre cinq modes de déplacement : guidé par GPS RTK), par une télécommande, un smartphone, une courte laisse sur laquelle on tire pour le faire aller où l’on veut (photo) ou en suivant à distance un opérateur habillé d’une veste spéciale. Prix : 20 à 30 000 euros.
Cette journée fut aussi l’occasion de la première démonstration à l’extérieur du porte-outil SRBC de Sabi Agri, dévoilé au Sitevi. Pour l’occasion, ce petit chenillard électrique était équipé d’une herse étrille. Avec sa capacité de traction de 100 kg-force, il a prouvé sa maniabilité dans la parcelle très humide où il s’est aventuré. Malheureusement ces conditions détrempées ne se prêtaient à pas une longue démonstration. Ce SRBC existe en deux versions de 53 ou 63 cm de largeur hors-tout. Il peut emporter divers outils de préparation du sol ou un semoir. L’exposant a insisté sur son prix très attractif. « Les technologies de guidage s’améliorent, s’est félicité Alexandre Prevault-Osmani, président de Sabi Agri. Et pour rendre SRBC encore plus accessible on propose de le livrer en kit ». Prix : 13500 euros en kit ; 20 000 euros monté

Photo C. Zoia
Les autres machines étaient de bien plus gros calibre. En avant-première en Europe, John Deere a présenté Mini Guss, son robot pulvérisateur. L’engin a une carrure impressionnante : 6m de long, 1,80 m de largeur hors-tout et 4 t. Lors de l’essai, son poids a impacté le terrain humide sans pour autant l’empêcher de manœuvrer pour passer un rang sur deux et faire son travail. « Mini-Guss ne traite que lorsqu’il y a de la végétation », a fait remarquer Claire David, manager régionale sud-ouest de John Deere. On l'a vu lors de l’essai. Alors que les arbres n’étaient pas en feuilles, le robot a repéré les absents, s’arrêtant de pulvériser à leur passage. Doté d’une rampe arbo lors de l’essai, Mini Guss peut être équipé d’une rampe droite avec des déflecteurs pour la vigne, mais n’est pas encore homologué en Europe.

Photo C. Zoia
Un engin de conception class='img-fluid' style='max-width:680px;width:100%' srce, pour finir : le Robocut360 de Léger SAS, une entreprise du Lot-et-Garonne. Ici le train avant et le train arrière sont reliés par une sorte de pont central. L’arrière supporte un bloc moteur diesel de 56 CV qui alimente une centrale hydraulique pour les outils et une centrale électrique pour la motricité. L’avant est équipé d’un relevage trois points vers l’intérieur. C’est là qu’on accroche les outils. Ce robot peut embarquer un broyeur d’axe horizontal (photo), une tondeuse ou un pulvérisateur pour désherber la ligne des souches. Avec ses quatre roues directrices, il tourne sur lui-même. Large de 2,0 m hors tout, il est pensé pour l’arboriculture mais peut passer dans les vignes très larges. Prix : 150 000 € le porte-outil

Photo C. Zoia


Retrouvez tous les articles de La Vigne

