Une dame-jeanne d’armagnac XO sur le stand de la coopérative Hauts de Montrouge. Juste pour le décor ? Non! C’est bien un produit en vente, sous deux formats : 5 ou 10 litres. «C’est destiné aux restaurateurs pour créer des échanges avec leurs clients et scénariser le service de l’armagnac», expose Mathilde Claret, responsable marketing et communication. Et il y a de quoi! Car ici on plonge une pipette dans la dame-jeanne – elle est vendue avec – afin de prélever la précieuse eau-de-vie pour la faire couler dans un verre.
Prix: 929 TTC € les 10 l.
Avec son «for sure» prononcé à Davos, Emmanuel Macron a enflammé les réseaux sociaux. Enora Briand, la responsable des ventes du négoce Joseph Castan, dans l’Hérault, a eu l’idée d’en faire une cuvée. Vianney Castan, son patron, a saisi la balle au bond. « Nous avons conçu l’étiquette trois jours avant le salon, explique-t-il. Lorsque le président Macron est passé devant notre stand, on a pu lui donner une bouteille. Ça l’a fait rire », poursuit-il. Et provoqué un nouveau buzz sur les réseaux sociaux pour ce rosé du Château Saint-Louis la Perdrix.

À Wine Paris, on croise aussi des dinosaures ! La coopérative Anne de Joyeuse modernise sa gamme Terroir des Dinosaures issue de vignes situées autour du site d’Espéraza qui regorge de fossiles de ces géants. L’idée : les faire revivre grâce à l’IA pour renouveler la communication sur ces produits. « Nous avons travaillé avec l’agence Dito Design », explique Arnaud de Cadolle, le directeur commercial. Pour chaque cuvée de la gamme, elle a créé un visuel percutant de dinosaure.
Prix : 9,90 €, circuit traditionnel uniquement.

Les domaines Bruno Le Breton, dans l’Hérault, misent sur un tout autre discours avec leur gamme Picolo Picolette. «C’est l’occasion d’ouvrir le sujet de la consommation d’alcool», explique Morgane Le Breton. La contre-étiquette fournit des arguments. Elle parle d’un vin « glouglou à partager entre copains» et précise « l’alcool, c’est maximum 2 verres par jour, 10 verres par semaine et 2 jours sans ! » Déclinés en rouge, blanc et rosé, ces vins ne dépassent pas 12 % vol. et sont destinés à être bus frais.
Prix : entre 7 et 8 € TTC.

«Le cabernet-jura est un cépage très parfumé, avec des arômes de rose, et très coloré, mais avec peu de tanins», décrit Olivier Cabanne, responsable export des Vignobles Ducourt en Gironde. Une base idéale pour un nouveau produit. L’entreprise a coupé ce vin avec de l’eau et y a ajouté un peu d’arôme de rose pour créer Wine n’ roses, une boisson qui titre 6°, plus souple et plus exubérante encore que le produit d’origine, qu’elle a présenté à Wine Paris espérant séduire les hard rockers. Prix public: 7 € TTC

Rhônéa mise sur une bouteille atypique pour sa boisson baptisée… "Garrigue" où le romarin domine au nez et l’abricot s’impose en bouche. « Nous avons utilisé une base de vin de muscat petits grains, ajouté des arômes et des colorants naturels pour obtenir cette couleur orange, détaille l’œnologue Alexis Valette. C’est la version vauclusienne de l’Apérol. Beaucoup de mixologues s’y intéressent… On peut aussi l’accompagner d’eau pétillante ». Prix public : 12 à 13 € TTC.

Photos B. Collard et A. Bimont
« Ouvrir une bouteille lorsqu’on est seul, c’est problématique » raconte Jean Guyon, président des domaines Rollan de By à Bégadan en Gironde. Alors pour les célibataires ou pour ceux qui se retrouvent seuls à l’hôtel le soir, il propose un médoc de 2018 et un blanc de 2023 en tube de verre de 10 cl fermé par une capsule à vis. Son partenaire négociant, Charles et César, propose de son côté un pomerol et un Saint-Emilion Grand Cru. Au total, 25 000 exemplaires de chaque référence sont déjà en vente dont certains chez Carrefour au prix de 5€ TTC et d’autres destinent aussi à l’export et au circuit CHR.


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